Tuesday, June 21, 2011

Absent de cette consultation : SAVON VERT Mais jý serai !!

Bonjour a tous !

Voici quelques jours que j'essaye de trouver des informations sur les consultations. Et je me doutais que nous avions raté le début. Alors soit je suis vraiment mauvais et n'ai pas de contact du tout, soit je suis aveugle...Mais je n'ai pas reussi ma mission qui consistait a intégrer un de ces groupes de travail pour la consultation MID.
Je ne desespere pas, et ce soir je souleve montagne et cartes de visites.
Mais cela prouve bien une chose : Le manque de centralisation des activités, initiatives, projets, ... tournant autour d'un theme qui est pourtant primoridal pour notre ile : l'Environnement.
Combien de groupe facebook ont fleuri ? Combien de site Internet sont apparus ? D'ONG ? d'Eco-sociéte ? De Blogs ?
Oui, des dizaines. Et par exemple un groupe Facebook comme celui Pla'nett Moris represente 135 Fans, celui de Mission Verte : 212 fans, Amoris Environnement : 459 fans, followers de Savon vert 1780 Visites pour le mois de mai ... Ou je veux en venir ? Au point que nous sommes des milliers d'activistes...mais qui oeuvrent chacun dans son coin.
Attention ne vous meprenez pas, nous oeuvrons tous dans la meme direction. Mais il manque un petit quelque chose pour tous nous reunir.

Il existe bien Platforme moris lenvironment, mais malheureusement peu d'activité.

AMORIS se bat également de son coté en essayant de creer une Synergie, comment ? En lancant un FORUM , une carte google localisant les decharges et bennes de recyclage, mais leur derniere initiative : Transformer leur locaux en Green Hub. Un bureau de 2 etages a Quatres Bornes, pret a accueillir les eco-sociétés, et autres ONG.  Et ca fonctionne ! Pour preuve, www.ecobuilding.mu c'est installé et commence a passer le message.

Bref, treve de bavardages.

Voici l'article de notre eco-journaliste préféré : Nicholas Rainer

Ghislain Gomart : «Il faut placer les Mauriciens au coeur du processus MID»

Les groupes de travail ont commencé à se réunir la semaine dernière. Comment la série de consultations s’annonce-t-elle ?
Elle a très bien démarré. Il y a six groupes de travail qui couvrent les thématiques de MID 5 E défi nies par le Premier ministre : Energie, Environnement, Education, Emploi et Equité. Nous avons créé deux groupes pour l’Environnement parce qu’il a deux thématiques très différentes, en l’occurrence la biodiversité et les ressources naturelles d’une part et la pollution, les déchets et la santé, d’autre part. Nous sommes aujourd’hui []NdlR : vendredi] à la quatrième journée de travail. Les salles sont pleines, tous les gens participent très activement. On m’avait laissé entendre qu’à Maurice les gens partiraient après le déjeuner mais ce n’est pas du tout ce que j’ai constaté. On termine à 17 h 30 tous les jours.
Et qu’est-ce qui vous a le plus frappé jusqu’ici ?
Par rapport à l’expérience que j’avais du Grenelle de l’Environnement, c’est la sérénité des débats et des relations entre les personnes qui m’a le plus frappé. Lors de la première journée du Grenelle, c’était plus tendu et conflictuel. C’est plus apaisé ici et donc on commence sans cette période où il faut que les gens s’accoutument les uns aux autres. Cela a commencé très vite.
Parlons du Grenelle justement. Quel était votre rôle lors de ces grandes négociations ?
En tant que conseiller du ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, Jean-Louis Borloo, j’étais un peu la petite pièce au milieu de l’énorme mécanisme. Nous étions deux conseillers spéciaux à inventer, développer, lancer, organiser et faire en sorte que le Grenelle de l’Environnement soit à la hauteur des espérances.
Quel bilan faites-vous du Grenelle ?
Nous avons effectué un bilan objectif il y a quelques mois. Pour les trois ans de la conclusion des accords du Grenelle, on a fait revenir les présidents des groupes de travail accompagnés d’un cabinet sélectionné par appel d’offres. Ils ont regardé tout ce qui avait été fait par rapport aux 268 engagements qui étaient ressortis des négociations. Ainsi, 20 % avaient été totalement réalisés, 60% étaient en cours de réalisation dans le délai accordé et 20 % posaient problème : soit ils n’avaient pas été entamés, soit ils l’avaient été mais une solution n’avait pas pu être trouvée finalement. Entre-temps, on a connu la crise économique mondiale. Dans certains cas, c’était un facteur d’accélération puisque dans les plans de relance, on a maximisé les engagements verts et l’économie verte.
Quels sont les erreurs du Grenelle que vous ne souhaiteriez pas reproduire à Maurice ?
C’est un processus qu’on avait dû inventer en marchant. En arrivant à Maurice, je sais comment cela marche et je n’ai donc pas ces soucis-là. En revanche, on a eu un souci qui ne se pose pas de la même façon à Maurice. On avait engagé des parlementaires dans tous les groupes de travail – un parlementaire de la majorité et un de l’opposition. Compte tenu de la puissance de la démocratie représentative avec toute la société civile et le poids que lui avait donné le gouvernement, ils ont considéré qu’il y avait trop de choses qui se décidaient en dehors de la représentation nationale. C’est la raison pour laquelle on a dû ensuite ramener tous ces engagements au Parlement et demander aux membres de les valider. Il y a eu la loi dite Grenelle I qui était la reprise par les parlementaires des propositions et qui était une loi d’orientation validant à 98 % tout ce qui avait été décidé par la société civile. Si on devait refaire le Grenelle, il aurait fallu davantage engager les parlementaires dans les débats de façon à ce que la confrontation démocratie participative-démocratie représentative ne soit pas aussi forte.
Est-ce votre souhait justement qu’à l’issue de ces ateliers de travail, le Parlement propose une loi formalisant leurs propositions ?
Tout ne relève pas de la loi. L’exercice qu’on fait ici n’est pas exactement le même. Certes, la séquence des groupes de travail et les thématiques sont précisément les mêmes. En revanche, voici ce qui diffère : viendront des consultants qui reprendront tous ces rapports pour essayer d’élaborer un projet stratégique de développement durable. Le projet reviendra ensuite devant les acteurs des groupes et, finalement, le gouvernement. Si celui ci valide la stratégie, il y a certainement des choses qui seront soumises au Parlement.
N’y a t-il pas un risque que ce qui a marché en France ne marchera pas forcement à Maurice ?
L’avenir le dira. Il y a longtemps que MID a été lancé et il y a eu un Green Paper en avril. La question était de savoir comment relier la première phase du processus MID avec la suite pour arriver à des conclusions concrètes, à un plan d’action que ne proposait pas le Green Paper. J’ai donc soumis l’idée de réunir la société civile dans toutes ses représentations et de les confronter pour définir ce qu’il faudrait faire afin d’aller vers la vision MID. Je crois que les réformes qu’on devra engager pour aller vers un modèle de développement «soutenable» demandent que la société soit d’accord sur certaines choses. Mais si ces réformes sont faites de haut en bas, la société sera récalcitrante.
La plus grande difficulté à travers le monde c’est justement de tisser un lien entre les décisions politiques et les changements de mentalité. Quelle approche préconisez-vous pour arriver à franchir cette étape monumentale ?
C’est toute la complexité de la question. Lors des premiers ateliers, j’ai constaté qu’il existe une conscience partagée qu’il faut changer. Est-ce représentatif de l’ensemble de la société ? Je ne suis pas bien placé pour le savoir. Par contre, la difficulté pour tous les gouvernements et les systèmes politiques démocratiques, c’est de faire en sorte que les grandes évolutions soient comprises par l’opinion.
Un problème majeur de MID est le manque criant de résultats concrets. Existe-t-il la volonté politique requise pour transformer les beaux discours en action ?
Certes, lorsqu’il y a une décision à prendre dans la réalité de tous les jours, il est souvent plus facile de faire des choses qui sont en contradiction avec l’orientation générale de la stratégie défi nie auparavant. C’est aux intermédiaires de venir dire : attention, ce n’est pas compatible avec ce qu’on a décidé collectivement pour les dix années qui viennent. MID est un processus vivant qui est remis en question tous les jours par les conflits d’intérêt existant dans toutes les sociétés et les contradictions du modèle de développement actuel.
Ne faudrait-il pas établir une agence chargée de veiller à ce que les grandes décisions politiques et économiques se fassent dans le respect de MID ?
Le Premier ministre a souhaité voir la mise sur pied d’un comité stratégique pour MID présidé par José Hitié (NdlR : directeur du restaurant Varangue sur Morne) et qui réunira des représentants de la société civile. Ce comité aura comme mission de suivre la mise en application de ce qui aura été décidé dans le plan d’action. Il y aura donc deux comités : le MID steering committee (comité interministériel) et le comité stratégique où est représentée la société civile. Ils seront des outils d’accompagnement.
Les bailleurs de fonds étrangers jouent un rôle de plus en plus prépondérant dans le processus. Est-ce recommandé vu que chaque acteur semble avoir des priorités différentes ?
Ce qui m’a marqué le plus en arrivant ici, c’était la façon de fonctionner : on propose des projets et ensuite on va chercher des bailleurs pour les financer. Mais le processus tel qu’il est fait actuellement vise justement à faire en sorte que ce ne soit pas les consultants extérieurs qui arrivent, font de beaux rapports et repartent. Il est réalisé de façon à ce que les Mauriciens soient placés en son centre, notamment qu’ils apportent des propositions. Les bailleurs souhaitaient être présents parce qu’ils étaient intéressés de voir comment cela se passe. Pour qu’ils ne prennent pas la parole dans les débats, ils n’ont pas eu de places attitrées. Je ne veux pas qu’ils interviennent et ils n’ont pas à donner leur avis sur les orientations que le peuple mauricien veut se donner. Il ne faut toutefois pas oublier que les bailleurs, telle l’Agence française de développement (AFD), apportent de l’argent et qu’ils ont des soucis budgétaires. L’implication de l’AFD, qui se fait dans le cadre des relations bilatérales et de la relation d’amitié entre la France et Maurice, coûte de l’argent. Ma présence ici coûte de l’argent à l’Etat français. Le rôle de ces agences est d’accompagner les pays qui sont sur la voie du développement pour qu’ils ne passent pas par les étapes par lesquelles nous sommes passés et qui ne sont pas compatibles avec le développement durable.
C’est donc le gouvernement français qui paie votre salaire ?
Oui.
Êtes-vous en quelque sorte le remplaçant de Joël de Rosnay ?
Non.
Pourtant, il semble avoir pris ses distances avec MID depuis quelque temps…
J’ai pris le petit déjeuner avec lui il y a huit jours. Il suit de très près ce qui se passe.
Cela s’est passé à Maurice ou à Paris ?
A Paris. Il est très bien informé de tout ce qui se passe ici.
Est-ce qu’il a encore un rôle officiel au sein de MID ?
Oui, il est toujours conseiller spécial du Premier ministre. Après notre entretien, je sais qu’il a passé un message directement au Premier ministre. Je ne dirai donc pas qu’il se désintéresse de MID. Il a même fait une note très incisive sur les réseaux intelligents pour la distribution d’électricité.

La question de l’eau ne mériterait- elle pas d’avoir un groupe de travail spécialisé ?

La question de l’eau est primordiale, à Maurice plus particulièrement. Le sujet est traité dans un des groupes, notamment celui qui est consacré à la biodiversité et aux ressources naturelles. La question de la gestion et du recyclage des eaux usées sera abordée par le groupe qui planche sur la pollution, les déchets et la santé. L’eau est au coeur des discussions.
Une fois le plan d’action complété, êtes-vous certain que la volonté politique suivra ?

Je l’espère. Sinon à quoi cela aura-t-il servi d’avoir autant mobilisé l’intelligence collective ?

Tout le monde semble être d’accord sur le fait que MID est une vision progressiste mais force est de constater que le mode de développement actuel est aux antipodes de ce qui pourrait être qualifié de «soutenable». Ne serait-il pas très difficile de sortir de ce carcan même avec l’aide du plan d’action ?
Je pense que parmi les propositions qui ressortiront des groupes de travail, certaines devraient amener à reconsidérer quelques aspects du modèle de développement actuel.
Lesquels par exemple ?
Cela ne m’appartient pas de donner un avis.
Et rien ne vous a interpellé jusqu’ici ?
C’est vrai que les champs de canne diminuent à vue d’oeil et que sur les terrains sont érigées des constructions. En «artificialisant» les sols ainsi, on aura des problèmes d’eau supplémentaires. Mais ce qui me surprend le plus, c’est la dépendance en matière de sécurité alimentaire et énergétique : 20 % d’autosuffisance alimentaire et énergétique, c’est peu. Et les temps qui courent ne seront pas forcément des temps heureux parce qu’il y aura dans le monde une compétition pour l’accès aux ressources de toute nature. La volatilité des prix agricoles est un vrai sujet qui sera, de plus, douloureux pour tous ceux qui n’auront pas anticipé ces évolutions.
Idéalement donc, les groupes de travail feront des propositions pour aborder ces problématiques grandissantes ?
Une fois de plus, ce n’est pas à moi de le dire dans chaque groupe de travail, il y 50 personnes venant d’horizons différents, totalisant 300 personnes. J’imagine que ces sujets seront soulevés. La sécurité alimentaire, par exemple, est un sujet du Groupe II : Alimentation et agriculture et j’imagine qu’il y aura des propositions intéressantes.
Pour terminer, quel message avez-vous pour les Mauriciens ?
Je voudrais qu’ils soient très informés sur ce qui est en train de se passer. Je pense qu’il y a une faiblesse regrettable de ce côté-là. Si on veut faire évoluer la société, il faut qu’elle soit informée sur où on va et qu’elle puisse avoir son mot à dire. Ce qui se passe en ce moment ici est absolument remarquable, il faut que les Mauriciens en aient conscience et c’est là que les médias ont un rôle à jouer. Un site web MID (mid.gov.mu) sera ouvert demain []NdlR : samedi].
Entretien réalisé par Nicholas RAINER
Écrivez-nous/ Write to us: osmose@lexpress.mu

Source: L'Express

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