Wednesday, March 13, 2019

Article alarmant de la MWF - Parce qu'il faut parfois voir ce qui ne va pas pour avancer !

Dr Vikash Tatayah : «Il faut 100 ans au moins pour réhabiliter l’environnement»


Dr Vikash TatayahDr Vikash Tatayah
Le Dr Vikash Tatayah, directeur de conservation et assistant-trésorier de la Mauritian Wildlife Foundation, est d’avis que l’environnement à Maurice est dans une condition si dégradée qu’il est presque arrivé au point de non-retour.
« Le Rodriguais a une meilleure conscience écologique que le Mauricien. »
Quel constat faites-vous de la conservation à Maurice ?
La situation est catastrophique. Il ne reste que 1 % de forêt de bonne qualité. Ce qui reste (4 %) s’est fortement dégradé. Les côtes et les lagons sont en péril, puisqu’on construit dans les milieux humides. Les gens jettent leurs ordures partout. Les arbres enlevés ne sont pas remplacés. La situation est si grave qu’il faudrait cent ans pour y apporter un semblant d’ordre.
Les « wetlands » sont un atout touristique. Que pensez-vous du projet hôtelier aux Salines ?
Il faut savoir que presque toute la côte de Maurice est composée de zones humides. Ces zones incluent les rivières et les marais. Depuis l’indépendance, les gouvernants ont privilégié des hôtels ou des bungalows pieds dans l’eau tout le long de la côte. Certains propriétaires n’ont pas respecté les distances permises avec les berges des rivières. Donc, il n’y a pas que le projet aux Salines qui est concerné. Les wetlands permettent l’épuration des eaux, le contrôle des crues, le maintien des écosystèmes et la régulation de la quantité d’eau fournie par les écosystèmes. Mais c’est le cadet des soucis des décideurs politiques et des propriétaires de terrains.
New Mauritius Hotels  Ltd dit vouloir créer un « wetland » encore meilleur sur ces terrains...
C’est une aberration. Je ne suis pas contre le développement aux Salines de Rivière-Noire. Cela appuiera la croissance et créera des emplois. En revanche, je crois qu’on peut développer tout en conservant les espaces vitaux. C’est un atout touristique. Construire sur une zone humide pour créer une autre zone humide ? Je ne comprends pas pourquoi les promoteurs veulent toujours construire pieds dans l’eau pour les touristes. Je suggère à New Mauritius Hotels Ltd de construire à l’arrière et de conserver les wetlands qui sont devant.
En plantant des arbres et des plantes endémiques qui attirent les oiseaux, cette entreprise permettrait aux touristes de profiter de la mer tout en prenant connaissance de la faune et de la flore. Croyez-moi, ce serait un plus pour les touristes, car ils s’y intéressent beaucoup. Il faut aussi que le gouvernement songe aux plantes endémiques, au lieu de dépendre seulement des filaos pour les plages. Certains arbustes atteignent 20 mètres et ils sont ombrageux. Les oiseaux les préfèrent aux filaos.
Êtes-vous satisfait de la restauration d’habitats sur les îlots ?
À l’île-aux-Aigrettes seulement. Un formidable travail a été abattu pour retourner cette île à son état d’origine, que ce soit au niveau de la faune ou de la flore. C’est une grande victoire pour la biodiversité. L’île Plate et l’île Ronde sont des échecs. Surtout l’île Plate qui est dans un état déplorable.
Les chasses sont ravagées aussi…
Terriblement. On coupe sans discrimination. Les bois endémiques sont détruits. Les forêts se transforment en vastes plaines. On y introduit le sanglier qui dévore les racines des plants endémiques. Les cerfs broutent les plants et dégradent le sol. Plus rien ne reste. Au niveau des brisées, il y a un pourcentage à respecter. Mais on fait fi de cela.
Votre programme scolaire « Apprendre avec la nature » ne marche pas fort…
Nous organisons des sorties à l’île-aux-Aigrettes gratuitement pour les élèves du primaire et à un prix forfaitaire pour ceux du secondaire. Mais nous constatons que les chefs d’établissement ne semblent pas intéressés. Ils craignent peut-être qu’un élève soit victime d’un accident. Mais un accident peut se produire à tout moment et partout, pas seulement lors d’une excursion.
Notre action vise à sensibiliser les jeunes au respect de l’environnement. C’est d’eux que viendra le changement, si changement il y a. Plus tôt ils seront sensibilisés, mieux cela vaudra. Mais il faut bien que les chefs des établissements scolaires encouragent les apprenants à y aller.
Je me suis rendu en Israël. J’ai vu des étudiants encadrés par des enseignants vivre dans le désert pendant quelques jours, malgré les serpents, les scorpions, la chaleur, les risques de déshydratation et l’égarement en chemin. Mais cela fait partie du programme scolaire afin que les jeunes comprennent les enjeux environnementaux.
Il paraît que Rodrigues est en avance sur Maurice à ce sujet ?
Absolument. Le Rodriguais a compris que la pollution, la dégradation des sols et la pêche illégale ne peuvent que nuire à lui-même. Il a une meilleure conscience écologique. Là-bas, les autorités pratiquent la fermeture de la pêche à l’ourite deux fois l’an. Le plastique est interdit. La Mauritian Wildlife Foundation a créé une forêt endémique splendide à Grande-Montagne. Les Rodriguais en prennent grand soin. En comparaison, les Mauriciens ne sont pas éduqués. Ils ont reçu une instruction à l’école, c’est tout. Et les gouvernants font preuve de laxisme en matière d’environnement. On tarde à prendre des décisions. Et la bureaucratie est poussive.
La culture et l’environnement sont négligés. Qu’en est-il du patrimoine ?
Je ne critique aucun gouvernement en particulier. Mais c’est clair que la culture et l’environnement sont relégués à je ne sais quelle position par tous les gouvernements qui se succèdent. Ici, tout est une question d’économie et d’argent. La pollution, la laideur et des pans entiers de l’histoire s’effacent. Cela intéresse peu les gouvernants. Allez voir dans quel état se trouve le château Bénarès dans le Sud. Moi je dis que ce qui est historique à Maurice doit être préservé. On voit des ruines dans beaucoup de coins. Chacune cache une belle histoire. Payez des gens pour les recherches et réhabilitez ces ruines. De nombreux touristes sont cultivés. Ils apprécieront.
Vous plaidez aussi pour la cause des chauves-souris qui ont perdu leur habitat...
Effectivement. Je dois préciser que la chauve-souris consomme surtout les fruits et les feuilles des arbres endémiques et moins les mangues et les letchis. Le problème est qu’on a déboisé à outrance. On a détruit tout un espace vital pour ce mammifère. Où voulez-vous qu’il aille ? Il faut donc reboiser les montagnes et les rivières, où c’est encore possible. Les gens ont envahi les flancs des montagnes et construit sur des cours d’eau ou tout près.  
Que faut-il faire pour sauver l’environnement ?
À Maurice, nous avons un gros problème au niveau du suivi et de l’application des lois. Il faut adopter une politique ferme, sans concessions pour sauver l’environnement. Par exemple, des policiers ou des Coast Guards devraient être présents sur les plages. Ils pourraient dire gentiment aux gens : « S’il vous plaît, ramassez vos ordures et mettez-les dans un sac. » Après ils pourraient verbaliser les gens qui enfreignent les lois.
Il faut aussi créer de grandes pépinières. Il faut employer des gens pour enlever les arbres et plantes exotiques afin de les remplacer par des plantes endémiques sur les montagnes et les berges des rivières. Il faut bannir l’importation d’animaux et de plants exotiques. Cela nuit à la flore et à la faune locales. Il faut faire visiter aux étudiants, dès leur plus jeune âge, des sites naturels pour les sensibiliser à l’écologie. La Mauritian Wildlife Foundation fait ce qu’elle peut. Mais elle est une organisation non gouvernementale avec peu de moyens et les nouvelles règles de la National CSR Foundation nous enlèvent une partie de nos revenus.

Monday, March 11, 2019

500 arbres plantés - action citoyenne




Action citoyenne : 500 arbres plantés
 à Pointe-aux-Sables

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PHOTO@Pascal Laroulette
Ils ont déjà planté 500 arbres à Pointe-aux-Sables. Samedi, les bénévoles se sont déplacés pour mettre en terre plusieurs plantes endémiques, dont des jacarandas, ses flamboyants et bois d’ébène sur la route principale de Pointe-aux-Sables. Un exercice qui fait partie d’un plus grand projet de société. Pascal Laroulette, habitant de la région et membre actif de ce regroupement citoyen, nous en parle.
“300 arbres en une heure et demie, c’est incroyable”, soutient Pascal Laroulette. Avant cela, les bénévoles avaient procédé à plusieurs autres exercices de ce genre dans la région, mais aussi à Mont Vert et au Corps de Garde. Lancé en juillet 2018 par Malenn Oodiah avec d’autres personnes soucieuses de l’environnement, “Projet de société aspire à mettre l’île Maurice en mouvement vers un développement vert”, souligne Pascal Laroulette, qui évolue quant à lui dans le secteur financier. “Il est important de comprendre que les arbres à Maurice ont une grande importance dans l’imaginaire mauricien. Les arbres rassemblent et depuis janvier, j’assiste à quelque chose d’incroyable, car les gens veulent voir plus d’arbres et viennent de temps en temps déposer des plantes chez moi”, dit-il.
Les arbres qui ont été fournis par le département de bois et forêts sont ainsi plantés sur les State Lands. “En plus, avec les dernières inondations à Pointe-aux-Sables, il était urgent d’agir, car ces arbres vont aider à capter l’eau de pluie. Tout est étroitement lié”, explique Pascal Laroulette. Avec pour objectif de planter 100 000 arbres, 100 000 coraux dans les lagons et d’implanter 5000 ruches à travers l’île, entre autres, ce regroupement citoyen veut ainsi mobiliser les habitants de la région. Aussi, les actions citoyennes sont organisées et mises sur pied avec la collaboration de plusieurs organisations, dont Vatel, le département des bois et forêts ou encore “Zezi vre zom”.
Source : https://www.lemauricien.com/article/action-citoyenne-500-arbres-plantes%e2%80%a8-a-pointe-aux-sables/

Monday, January 28, 2019


Cher.e.s lecteurs et lectrices,

Toujours dans la mouvance de la transition écologique (voir transformation écologique), voici le dernier article présentant la démarche du Vélo Vert.

Une équipe de La Réunion était en mission la semaine dernière pour une séance de formation des partenaires locaux :

Les insectes dans l’agriculture biologique : l’alternative aux pesticides

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Dans l’agriculture biologique, l’usage de pesticides et autres produits chimiques de synthèse qui ont pour fonction de tuer des champignons, des insectes, des herbes, est interdit, parce qu’ils représentent un risque toxique pour l’homme et l’environnement. Heureusement les alternatives naturelles et non toxiques existent et sont efficaces. L’une d’entre elles est la lutte biologique, une méthode de lutte qui fait appel aux arthropodes auxiliaires (insectes bénéfiques) afin de contrôler les ravageurs et limiter des dégâts. Un atelier ayant pour thème « Reconnaissance des nuisibles », animé par Olivier Fontaine, responsable de La Coccinelle, une structure privée à la Réunion qui fait l’élevage d’insectes pour l’agriculture, a été organisé par Le Vélo Vert, dans le cadre de son programme EMBEROI (Expansion en Maraîchage Biologique avec Expertise Régionale Océan Indien). La formation s’est déroulée mardi à Wolmar, en plein champ, sur l’exploitation de Hugues Maigrot, en présence d’autres producteurs membres du Vélo Vert, de chercheurs et d’entomologistes de la Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI).
La cochenille par exemple (on la retrouve sur des plantes comme l’herbe à chat ou l’herbe de bouc), le tarsonème, la mouche des fruits, les pucerons sont de redoutables ravageurs de cultures. Ils font partie des arthropodes bio-agresseurs, des organismes vivants qui s’attaquent aux plantes cultivées et sont susceptibles de causer des maladies sur les plants et par conséquent, des pertes économiques. Les arthropodes auxiliaires sont des organismes vivants qui contribuent à limiter l’action des bio-agresseurs ou jouent un rôle de pollinisateurs. Pour Olivier Fontaine, le principe de la lutte biologique n’est pas de chercher à se débarrasser des insectes, mais plutôt de créer un équilibre entre les mauvais et les bons. « Ils doivent tous être à l’équilibre. Mais si l’insecte nuisible qui fait des dégâts a en face de lui un insecte qui le prédate (ndlr :le mange), il va faire quelques petits dégâts, mais économiquement, il n’y a pas de danger pour la production de l’agriculteur.
A la Réunion, on le fait dans la lutte inondative où l’on fait des lâchers répétitifs à de très fortes densités quand on a des ravageurs qui sont présents. Et dans ce cas-là, on recrée un équilibre de façon artificielle, mais on le recrée quand même sur la durée du cycle. Ou alors on le fait aussi de façon conservative comme ici où l’on recrée des dynamiques sur des parcelles. Donc, il y a des échanges entre la culture, la flore spontanée et les plantes qu’on va mettre au service de cette culture », explique-t-il aux producteurs et chercheurs présents à l’atelier à Wolmar. L’objectif est de parler d’insectes, de tous types d’insectes, d’auxiliaires, de ravageurs et de comprendre l’importance que ceux-ci ont sur l’exploitation, mais aussi sur la gestion de la lutte biologique.
Ainsi, durant cet atelier, les participants ont découvert comment les plantes et les mauvaises herbes peuvent être des alliées des cultures maraîchères par leur rôle de plante-hôte d’insectes bio-agresseurs ou auxiliaires des cultures. « On utilise la lutte biologique innondative quand on fait des lâchers réguliers d’insectes sur une parcelle, parce qu’on a identifié un problématique, un ravageur ou parce qu’on sait qu’un ravageur va arriver. Ce sont les systèmes de production un peu intensifs qui utilisent ce genre de lutte biologique. Et généralement ils s’appuient sur des biofabriques. Et c’est ce qu’on fait à la Réunion. La Coccinnelle est une biofabrique, une structure privée qui a la particularité d’être détenue par des coopératives agricoles, et les actionnaires de l’entreprise sont des agriculteurs qui utilisent nos insectes. On est dans une forme de cercle vertueux. On produit pour nos actionnaires pour qu’ils puissent produire des légumes et on leur fournit en grande quantité et régulièrement des insectes auxiliaires qu’ils vont lâcher dans leur serre. La lutte biologique s’utilise généralement sous des serres, qui constituent une première barrière physique à l’arrivée de ravageurs sur la culture. Ces méthodes-là fonctionnent bien. Ils permettent de réduire considérablement l’utilisation d’insecticides. Et puis, il y a la lutte biologique conservative-l’environnement autour et au sein de la culture pour réussir à créer un équilibre sur l’exploitation. Dans ma vision des choses, les deux ne sont pas dissociées », souligne Olivier Fontaine.
Une boîte à outils
Pour découvrir ces « bons » et ces « mauvais » insectes, il n’y a rien de mieux que de faire une prospection de terrain en compagnie d’experts comme nos entomologistes réunionnais invités sur le programme de formation du Vélo Vert ou nos chercheurs de la FAREI et du ministère de l’Agro-Industrie, et pour cela, un peu de matériel est nécessaire : des tubes pour récolter les acariens ou autres arthropodes afin de mieux les identifier. Pour l’expert réunionnais, l’idée c’est de mettre un peu la main dans les plantes, que ce soit sur les cultures vivrières qui vont rapporter de la vente, ou les plantes de service, ces plantes qui ne sont pas directement en production, mais qui vont servir à attirer, voire repousser les bons ou les mauvais insectes, afin de créer un équilibre avec les cultures de production.
Aussi voir ce qu’il y a sur la flore spontanée, ce qu’on appelle mauvaises herbes. « Faire un inventaire des plantes et des insectes de sa parcelle, auxiliaires ou ravageurs et sur quels légumes et fruits, nous donne toutes les clefs pour apprendre à les gérer », confirme-t-il.
L’exercice se déroule sur le champ de 4 arpents de Hugues Maigrot, producteur selon la charte de qualité du Vélo Vert. Cette prospection permet non seulement de récolter des insectes, importants pour l’identification, mais aussi de connaître le niveau d’abondance, le type d’insecte, les méthodes de stockage. Olivier Fontaine tient une feuille sur laquelle il a repéré des symptômes. Les symptômes se voient généralement sur les feuilles qui sont parfois recourbées, car l’insecte se trouve à l’intérieur. « Celui-ci est un acarien », affirme-t-il, en ouvrant la feuille recourbée. « On peut le récupérer sur le pinceau avec un petit tube d’alcool. Mais il y a aussi un acarien un peu plus gros. Dès qu’on s’approche, il va courir, ce sont des prédateurs. Et ces tout petits insectes qu’on ne voit pas, vont se nourrir de ces insectes-là. On les retrouve sur toutes les plantes. Mais il y a aussi des plantes qu’il préfèrer, celles avec des poils qui leur servent de support de protection, des supports de ponte. Ils vont pondre justement au coin des nervures secondaires. Sur certaines plantes, on retrouve ce qu’on appelle des « domaci », c’est l’endroit de la jonction entre la nervure principale et la nervure secondaire. C’est comme une petite cavité que la plante va créer, un organe de la plante. 

Dans cette cavité on peut avoir des petits poils qui font comme une grotte et à l’intérieur de cette cavité les conditions de températures et d’humidité qui sont relativement stables. La plante met en place un lieu de repos et de reproduction pour cet insecte-là qui garantit une protection et des conditions de développement idéales et en contrepartie, l’insecte va protéger la plante en mangeant tous les ravageurs qui vont pouvoir se développer sur cette plante-là. C’est une lacoevolution, terme que l’on utilise pour décrire cette situation. Plusieurs plantes ont développé ces systèmes-là », explique-t-il.
Depuis 2017, les interventions d’expertises régionales du programme EMBEROI se succèdent sous la houlette du Vélo Vert pour former les producteurs à utiliser toutes sortes d’outils : comment travailler sur le sol, le compost, les engrais, les insectes, la gestion des auxiliaires et les ravageurs. « Ce sont des boîtes à outils. Il faut former les agriculteurs, et sortir de la vieille logique erronée de monoculture », insiste Olivier Fontaine.
Le programme Emberoi
Cet atelier fait partie des missions de 7 jours du programme Emberoi. Le savoir-faire thématique est partagé par les experts réunionnais ensemble avec nos institutions agricoles. Ce projet pilote d’intégration de l’agriculture biologique accompagne chaque année 10 exploitations agricoles avec le soutien des gouvernements locaux et régionaux Interreg, des instituts de recherche et de plusieurs initiatives privées. Lancé par sa fondatrice Geraldine d’Unienville, du Vélo Vert, association de soutien au développement agroécologique, il mise fondamentalement sur la sensibilisation du public pour tendre vers un environnement respecté, durable, impliquant des pratiques agricoles saines). Grâce à un transfert et partage d’expertise technique de la Réunion vers Maurice, le projet Emberoi vise à renouer avec les savoir-faire ancestraux d’une agriculture sans chimie. 

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La certification bio

Pour répondre aux critères de l’agriculture biologique, Olivier Fontaine explique qu’il faut en général une période de trois ans à partir du moment où l’agriculteur récupère un terrain pour la demande de passage en agriculture biologique. Pendant ces trois ans, il y a cette période de carence où le terrain n’est pas en AB. Il est en conversion en AB dès que l’agriculteur cesse l’usage d’insecticide chimique. C’est une période nécessaire pour revenir à l’équilibre naturel et que le terrain soit qualifié en AB. Si le terrain n’est pas certifié bio, le producteur n’a pas le droit de le vendre en tant que bio. Il peut vendre en conversion en AB. Dans ce cas-là, il faut communiquer sur le fait qu’il n’y a pas d’utilisation de traitement sur la culture depuis la demande de passage à l’agriculture biologique et que le terrain sera effectivement certifié en agriculture bio dans tel délai.
Selon Manoj Vaghjee, président de Forena (Fondations Ressources et Nature), « On encourage les producteurs d’aller vers la certification liée aux normes européennes. Si les producteurs souhaitent exporter leurs fruits, le marché le plus proche serait l’Europe. La plate-forme aide à obtenir la certification bio par l’organisme Ecocert. La règle est simple en agriculture biologique : pas de produits chimiques de synthèse. Il y a aussi un certain nombre de règles par rapport à la terre, la qualité du sol, le lieu, le climat, le type de légumes et de fruits qui y sont plantés. Les intrants dans les cultures, comme les chaussures doivent aussi être contrôlées », dit-il…
Source : https://www.lemauricien.com/article/les-insectes-dans-lagriculture-biologique-lalternative-aux-pesticides/

Friday, January 25, 2019

Lancement du 1er volume "l'agroécologie pratique"

Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-dessous une vidéo qui a présenté le lancement d'un livre pratique sur l'agro-écologie.

Le Vélo Vert porte depuis 2 ans un beau programme de formation dans le maraîchage biologique.
Ce projet pilote réunis une dizaine de producteurs volontaires qui exploitent de petites à moyennes surfaces agricoles sans intrant chimique.

Le Vélo Vert accompagne ces agriculteurs à travers des modules de formation sur le terrain dispensés par des experts locaux mais aussi de La Réunion.

Ce premier volume à le mérite de poser les bases : se réapproprier notre patrimoine pour développer une agriculture durable.

L'édito parle de lui même :

"Plus de 2000 espèces de plantes son répertoriées à l'île Maurice et autant à La Réunion. Ce guide pratique a été créé pour aider les agriculteurs à reconnaître rapidement les plantes les plus communes sur leur parcelle de production.

Nous découvrons comment les plantes et "mauvaises herbes" peuvent être les alliées de nos cultures maraîchères par leur rôle de plante-hôte d'insectes bio agresseurs ou auxiliaires de nos cultures. 
...
La connaissance des espèces courantes et vitales à la biodiversité contribuera à rendre notre agriculture pérenne et résiliente."



Un beau projet qui appui pleinement la transition écologique de Maurice.

Plus d'informations sur https://www.organicfarmersmauritius.org/

Source :  http://ionnews.mu/video-un-livre-sur-lagro-ecologie-publie-a-lintention-des-adeptes-de-produits-bio-241218/

Thursday, January 17, 2019

Divers articles


Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous des articles mettant en avant les petits pas de Maurice vers la Transition Ecologique. Merci à l'Express et le Defi Media.

Le premier concerne la modification du tracé d'une route à Cap-Malheureux. Celle-ci "nécessité" l'abattage d'une centaine d'arbres. La mobilisation de la population et la prise de position de certains élus ont permis de sauver ces arbres et la RDA a proposé un nouveau tracé.
Il s'agit d'une première victoire pour la préservation des arbres après une année 2018 marquée par la disparition de la promenade Roland ARMAND. Face à la contestation les forces spéciales de la police avait du intervenir pour abattre les 134 arbres (pour la plupart centenaire). Afin de les remplacer, un parc à l'entrée d'Ebène est prévu. Il devrait accueillir 2000 arbres et plantes endémiques.
Cela n'effacera malheureusement pas les années perdues.

Bravo pour cette première victoire.
Le développment du réseau routier peut se faire en cohésion avec la préservation de l'environnement.


Ce second article mentionne que le CEB a émis un appel d'offre concernant des batteries de stockage de grande capacité. Ces batteries permettent au réseau (grid) d'accepter plus d'énergies nouvelles (photovoltaïques, éoliennes).
Il s'agit d'un second appel d'offre, car en octobre dernier deux batteries (technologie lithium) ont été mises en service par la société AKUO, sur financement de l'UNDP (Green Climate Change).

L'article mentionne également que le CEB a "ouvert" le réseau à divers petits projets d'énergies renouvelables, que ce soit pour les particuliers ou pour réduire la fracture ernergétique sociale (10 000 kits). Ce dernier projet que nous pouvons saluer, consiste à installer une centrales photovoltaïque de 1kWc chez les plus démunis, leur offrir les 50 kWh d'électricitié et de renvoyer sur le réseau l'excédent. 
Ce projet est financé via à un pret d'Abu Dhabi (10 millions USD). Plus d'informations dans l'article suivant.


Énergie solaire : Abu Dhabi prête Rs 340 M à Maurice

Panneaux solairesPhoto Illustration
L’Abu Dhabi Fund for Development (ADFP) prête USD 10 millions, soit l’équivalent de Rs 340 millions au taux de change actuel, au gouvernement de Maurice pour financer le Solar PV Kits Project.
Le deal a été signé samedi durant la neuvième édition de l’Irena Assembly qui se déroule en ce moment à Abu Dhabi. L’argent servira à fournir 10 000 familles ayant des revenus faibles en kits de panneaux solaires. Les signataires étaient Mohammed Saif Al Suwaidi, directeur-général de l’ADFP, et Seety Naidoo, président du Central Electricity Board (CEB).
« Nous sommes fiers de travailler avec le gouvernement mauricien pour mettre ce projet d’énergie solaire sur les rails. La collaboration se fera de façon à soutenir l’économie locale afin d’atteindre des priorités nationales, en sus de générer des emplois et améliorer la qualité de vie de certains », devait indiquer Mohammed Saif Al Suwaidi.
Pour Seety Naidoo, il s’agit là d’un moyen d’ « améliorer l’accès à l’électricité pour notre population et de réaliser des objectifs gouvernementaux ». Rappelons que l’objectif du gouvernement est d’atteindre les 35% d’énergies renouvelables pour produire de l’électricité d’ici 2025.
Il est estimé qu’à travers ces 10 000 installations de panneaux solaires sur les toits de maison, les familles bénéficiaires pourront économiser la somme globale d’environ Rs 250 millions sur leur facture d’électricité par an. Le projet aura aussi un apport de 10 mégawatts d’énergies renouvelables sur le réseau du CEB et un impact positif sur l’indépendance énergétique de Maurice.
Plus le pays se repose sur l’énergie renouvelable pour produire son électricité, moins elle sera dépendante de sources d’énergie qu’elle doit importer, comme l’huile lourde ou le charbon, par exemple.

Le dernier article annonce que le Mauritius Ocean Institute a émis un appel d'offre concernant l'installation d'une centrale photovoltaïque sur le toit de leur centre à Albion. 
Une fois de plus, nous pouvons noter que Maurice à entamé sa transition énergétique. 



Bonne lecture à tous !