Sunday, May 12, 2019

Green Building Council of Mauritius


Greetings,

As from 2019, the Green Building Council of Mauritius (GBCM) is starting a series of Sharing Sessions and we are pleased to invite you to the first Sharing Session on the 24th of April 2019 from 9:00am to 10.45am at UBP Head Office, Trianon, Quatre Bornes.

To kick off the first edition, two of our directors will be joined by Mr. Mickael Apaya from Business Mauritius and Ms. Stephanie Ah Tow from MCB bank.

We have an exciting programme during which we will explore the trends in property development around the world, the business cases of green buildings and certification and finally how to benefit from the Green Loan.

Click here for the event programme.

Kindly note that seats are limited. We therefore invite you to RSVP at the soonest possible by filling in the registration form found in the attached invitation letter.

Click here for the invitation letter with the registration form.

 We look forward to your distinguished presence.

Best regards,
The GBCM team

Tuesday, April 23, 2019

Emballage eco




La réutilisation de feuilles de bananiers pour le packaging est écologique ; compostables à 100 % et biodégradables. «Plutôt que de jeter la matière première que constituent les feuilles, nous l'utilisons pour un packaging écologique», souligne Pierre Philippe Lenferna.

La compagnie Médine Ltd, productrice de bananes, a opté pour cette solution car au dire du Marketing Manager du pôle Agriculture, il faut savoir qu'un bananier est systématiquement coupé après que son régime a été récolté. Les feuilles, ainsi que les bananes, proviennent exclusivement des champs de la compagnie Médine Ltd. «Nous avons une matière première déjà existante que nous avons décidé de réutiliser pour nos besoins de packaging, plutôt que de nous en débarrasser», soutient-il.

Pierre Philippe Lenferna explique les différentes étapes. «Nous commençons par couper les feuilles des bananiers, qui ont déjà rapporté un régime et sélectionnons les plus belles feuilles, bien vertes. Celles-ci sont ensuite transportées jusqu'à notre centre de conditionnement où elles sont découpées dans des dimensions spécifiques. Les bananes sont alors emballées par cinq ou par dix dans les feuilles pliées, pour en faire un produit fini pesant entre 500 g et 1 kg. Nous nous servons ensuite d'une cordelette naturelle pour entourer et consolider le tout.»

Un essai

Il s'agit, pour l'instant, d'un essai, au dire du Marketing Manager et seulement deux supermarchés, Sik Yuen et Intermart Ebène, sont approvisionnés en bananes ainsi empaquetées. Ces deux supermarchés combinés en vendent environ 750 kg par mois, ce qui implique 1 000 sacs de plastique utilisés en moins. 

«Sik Yuen et Intermart Ébène ont accepté de travailler avec nous sur ce projet pilote. Nous espérons que cette initiative pourra se poursuivre sur le long terme et entraînera une réelle tendance à terme dans le pays», énonce Pierre Philippe Lenferna. Étant encore à l'étape de test, les réactions du marché doivent encore être analysées, ainsi que les produits avant de se lancer de manière plus soutenue dans ce projet, selon notre interlocuteur. Ledit projet a été lancé la semaine dernière et s'étalera sur une durée de trois à quatre semaines dans les supermarchés susmentionnés. 

Sur les réseaux sociaux, dans la presse et en supermarché, Pierre Philippe Lenferna dit que l'on a constaté que les commentaires des consommateurs sont très positifs. Cela démontre qu'ils tiennent à ce que des solutions soient trouvées pour remplacer le plastique. Par ailleurs, cette initiative fait que le coût est malheureusement plus cher car les bananes prennent beaucoup plus de temps à être emballées que lorsqu'elles sont mises dans un sac en plastique, qui est scellé à l'aide d'une machine.

Barquettes compostables

Étant continuellement à l'écoute des attentes des clients, ils ont noté une demande grandissante pour une alternative au plastique venant de la part des consommateurs. Pierre Philippe Lenferna explique que le pôle Agriculture du Groupe Médine réfléchit et travaille ainsi sur différentes initiatives depuis un certain temps. «Nous saluons, d'ailleurs, l'ouverture écologique des deux supermarchés.»

Le projet n'implique que les bananes pour le moment. Si cette phase pilote est concluante, sa faisabilité serarevue pour étendre ce type de packaging à l'ensemble des supermarchés et aussi potentiellement l'étendre à d'autres produits de la gamme Jardins de Médine. Un autre projet est de remplacer les barquettes en plastique par des barquettes compostables pour d'autres produits tels que les poivrons, tomates cerises et pommes d'amour très prochainement. «La démarche des Jardins de Medine est écologique et notre ambition à travers ce projet est claire ; à savoir, réduire l'utilisation du plastique pour l'emballage de nos fruits et légumes !», a-t-il spécifié.


Sik Yuen utilise les feuilles de bananier

Le nouvel emballage est soit très demandé par les uns, soit en fait reculer d'autres, étant donné que le prix du produit est considéré exorbitant.

Ce supermarché, c'est Sik Yuen, à Curepipe. Dans ses rayons de produits frais, désormais, les bananes sont emballées dans des feuilles de bananier (produit local fourni par la compagnie Medine Ltd (voir texte ci-dessus). Une manière originale de combattre le gaspillage du plastique responsable de dégâts à l'échelle planétaire.

C'est quoi l'histoire derrière cet emballage de feuille de bananier ? Thierry Yeung Sik Yuen, le Chief Executive Officer (CEO), qui prône la fidélité clientèle, est très concerné par l'environnement. D'où la découverte de ce nouvel emballage écologique.

Parmi les légumes et fruits se trouvant sur les rayons des produits frais du supermarché Sik Yuen, qui fêtera ses 81 ans bientôt, la star actuelle c'est la banane. Puisqu'elle attire unanimement l'attention de par son emballage.

Autour des feuilles est attachée une ficelle naturelle de jute biodégradable. Des alternatives naturelles, écologiques et peu coûteuses, qui permettent de protéger les produits sans l'exploitation bête des ressources naturelles de la planète et sans causer des tonnes de déchets polluants et non biodégradables.

La Thaïlande montre l'exemple

Thierry Yeung Sik Yuen a, pour la première fois, vu cette pratique dans un supermarché à Chiang Mai, le Rimping Supermarket, lors d'un séjour en Thaïlande. «Sur les rayons de cette grande surface, les salades, poivrons et autres ne sont plus emballés dans du plastique, mais dans des feuilles de bananier.» De retour à Maurice, c'est la compagnie Médine Ltd, qui a proposé l'idée. Ainsi, Sik Yuen est parmi les premiers supermarchés choisis pour ce projet. Les bananes, devenues presque des vedettes, sont disponibles dans le supermarché depuis plus d'une semaine.

Quel a été le constat des employés sur ce nouveau geste écologique ? «Le retour est positif de la part de plusieurs consommateurs. Beaucoup adorent le nouveau look des bananes. Pour moi, c'est naturel et je trouve que c'est bon pour l'environnement», confie le chef des rayons de produits frais, Vicky Gooroochurn. 

Pour Nazleen Hossen Saib, un superviseur, «le produit en devient un in high demand». En poursuivant son parcours jusqu'à son poste de travail, la caissière Bendoo Ashinabye nous parle de «service plus bio».

Les consommateurs, eux, ont un avis mitigé. Si certains aiment bien le nouvel emballage, d'autres trouvent exorbitant le prix de la banane. À l'instar de cette cliente, qui «achète une banane à Rs 5 l'unité et ici cinq bananes me coûtent plus de Rs 40. Si c'est pour payer l'emballage, je laisse tomber».

Mais beaucoup d'autres consommateurs ne connaissent pas encore cet emballage écologique, qui est tout aussi pratique, sain et économique. Cette alternative au plastique a en plus l'avantage d'être écologique. Une initiative originale et exemplaire.


Tuesday, April 16, 2019

Magasin "l'écolo" à 4Bornes

Fabienne Harel : faire partie du changement


Fabienne Harel
Depuis deux ans, elle applique le zéro déchet dans son quotidien. À 26 ans, Fabienne Harel, graphic designer et photographe, a ouvert une boutique zéro déchet, L’Écolo, à Quatre-Bornes. Cette adepte d’écologie en parle.
«Chaque petit geste compte. Ce n’est pas la peine d’être à 100 % zéro déchet pour faire partie du changement », lance d’emblée Fabienne Harel. Cette jeune entrepreneure, fin prête à changer les choses, a ouvert il y a quelques semaines, son magasin vert.
Mon objectif ultime est de développer mon concept, notamment le côté alimentaire, et ouvrir plusieurs magasins à travers l’île»
Après trois ans d’études en graphisme et en photographie, elle est rentrée au pays en 2014. Elle a travaillé pendant deux ans dans différentes boîtes de design, avant de se mettre à son compte comme graphiste en freelance. Elle lancera en parallèle son blog Reduce Waste Mauritius.
« Je voulais créer une plate-forme pour donner des conseils écolos, des adresses et des recettes pour que tout le monde puisse faire son bout de chemin vers une vie plus verte », confie-t-elle. Suivie par plus de 2 000 abonnés, elle s’inspire de plusieurs blogs sur les réseaux sociaux pour le concept, mais aussi d’Albany Eco House en Australie.
L’état de notre île et du monde l’interpelle. Pour elle, il était temps de proposer une solution, aussi minime soit-elle. « Il n’y a pas de plan B. Je trouve qu’on doit prendre soin de notre île avant qu’il ne soit trop tard. »
L’idée du magasin lui est venue grâce à ses followers sur son blogue et sa page Facebook, Reduce Waste Mauritius.
« Ils avaient du mal à s’organiser pour trouver des items zero waste à Maurice. Les idées d’achat n’étaient pas concentrées dans un seul et même lieu. » Elle finit par lancer L’Écolo, afin de donner un seul point de vente qui regroupe tous les acteurs du zéro déchet à Maurice sous un seul et même toit.
Il n’y a pas de plan B. Je trouve qu’on doit prendre soin de notre île avant qu’il ne soit trop tard»
L’Écolo propose des produits divers, qui intéresseront les amateurs d’écologie : savons, shampoings solides, lessive, vinaigre ménager, bicarbonate, brosses à dents, doudous en tissus recyclés, sacs à vracs, serviettes hygiéniques lavables.
« Mon objectif ultime est de développer mon concept, notamment le côté alimentaire et ouvrir plusieurs magasins à travers l’île », explique-t-elle.
La jeune femme vit intensément au quotidien le mode de vie zéro déchet depuis deux ans. « Je réduis au maximum ma consommation plastique à travers des gestes simples, comme porter mes sacs en vrac au supermarché, faire mettre ma viande et mon fromage au rayon frais dans mes conteneurs. Je fabrique ma lessive et mon nettoyant sol, entre autres », indique-t-elle.

Monday, April 15, 2019

EnR : 170 MW sur le réseau en 2020



Énergies renouvelables : 170 mégawatts d’énergie verte sur le réseau d’ici 2020


ceb
Le Central Electricity Board (CEB) veut accroître la part d’énergies renouvelables sur le réseau. Cependant, l’organisme doit vite passer à la vitesse supérieure, car le gouvernement dispose de moins de six ans pour atteindre l’objectif des 35 % qu’il s’est fixé.
Plusieurs projets sont en cours par des promoteurs et le CEB se démène pour accommoder ces fournisseurs sur le réseau.
Outre les promoteurs, les particuliers et les entreprises bénéficiant du plan Home Solar contribueront grandement à ce réseau. C’est du moins ce que nous confie Chavan Dabeedin, directeur de la distribution et du transport au CEB. Il explique que la contribution des énergies renouvelables sur le réseau tourne autour de 77 mW. Avec les autres projets, le CEB espère accueillir 100mW de plus sur un réseau, dont la part moyenne des énergies renouvelables se situe dans une fourchette entre 18% et 20%.
Or, le CEB ne peut plus se fier à l’hydroélectrique. « Il n’y a plus de site propice ni de projet d’hydroélectrique à Maurice », soutient Chavan Dabeedin. Maurice a donc atteint son pic en matière d’hydro énergie. Les techniciens se tournent à présent vers la photovoltaïque et l’éolienne. Comme le souligne le directeur de la distribution au CEB, le pays possède suffisamment de terrains non fertiles pour accommoder ces centrales. Le CEB dispose de six ans seulement pour atteindre 35% de part d’énergies renouvelables.
Quant à l’énergie des vagues, il faudra attendre que ce type d’énergie fasse ses preuves tant au niveau de fiabilité qu’au niveau financier.
Cependant, en accommodant autant d’énergie intermittente sur le réseau, le CEB s’expose à un problème de fiabilité. D’où l’installation d’un système informatisé sur le réseau pour prévenir et contrôler les intermittences.  Dans un premier temps, le CEB augmente la capacité de ses trois centrales tournant au fioul : St-Louis, Fort Victoria et Fort George.

PMU

Ensuite, il est passé à la phase de correction des fréquences. Par exemple, lorsque la puissance d’une ferme photovoltaïque baisse à cause du mauvais temps, les centrales conventionnelles pousseront plus de puissance pour corriger le manque. Ce procédé est informatisé grâce à la PMU (phasor measurement unit) qui a été installée dans cinq zones à Maurice et au AGC (automatic generation control). La PMU, qui fonctionne à travers un système de GPS, est placée sur les lignes. Elle a pour but de prévoir les intermittences et envoyer un diagnostic continuel au CEB. Lorsque l’appareil détecte une baisse de puissance, un signal est envoyé vers l’AGC. Lequel a pour mission d’augmenter le temps de réaction des moteurs du CEB qui compensent la chute de puissance dans le but de garantir une fourniture constante.
Ensuite viennent les batteries. Le CEB a installé 4 mW de batteries : 2 mW à Amaury et 2 mW à Henrietta. La semaine dernière, les procédures d’appel d’offres ont été fermées pour l’installation de batteries pouvant stocker une capacité de 14 mW additionnels. Le but étant de stocker l’énergie produite par les fermes et les unités photovoltaïques. Ceci dans l’optique de diminuer la dépendance sur les énergies fossiles, même pendant la nuit.

Liste des projets à venir

Selon la planification du CEB ajouté aux projets existants, ces installations devraient pousser la contribution de l’énergie renouvelable à 170 mW.
  • Ferme éolienne de Plaine-Sophie : 29,4 mW – prévue pour avant fin 2019
  • Ferme photovoltaïque de Henrietta : 17,554 mW – autorisée à opérer en février 2019
  • Ferme photovoltaïque de Petite-Rivière – 4,992 mW – prévue pour juillet 2019
  • D’ici 2022, 10 000 individus bénéficieront chacun d’un kit d’un kilowatt (kW) de photovoltaïque dans le cadre du projet Home Solar du CEB.
  • À la fin de 2019, 2000 PME seront dotées de kits photovoltaïques d’une capacité de 2 kW chacune.
  • CEB Green Energy installera une ferme solaire à Henrietta : la phase 1 sera d’une capacité de 2 mW et la phase 2 sera d’une capacité de 10 mW prévue pour août 2019.
  • Les Small Scale Distributed Generations (SSDG) contribueront à hauteur de 5 mW.

Sunday, April 14, 2019

Environnement : La jeunesse prend le relais




Ils devaient poursuivre l'action aujourd'hui en procédant au nettoyage de plusieurs quartiers et recycler une partie des déchets, mais l'avis de fortes pluies en a décidé autrement et l'action citoyenne d'aujourd'hui a été reportée. 

Cette campagne de nettoyage, explique Aniis Rostom, membre du groupe, n'est que le début d'un long projet. «En plus du campagne de nettoyage qui devait avoir lieu aujourd'hui, plusieurs autres, dont certaines sur les plages, sont prévues. Des compagnies de recyclage ont été contactées pour s'occuper des déchets ramassés après» avance-t-il. Le groupe a prévu de doter la capitale de poubelles de tri.
Ce groupe espère avoir la collaboration des autorités eu du public au fur et à mesure qu'ils avancent. «Vous savez, on ne peut pas rester les bras croisés en attendant que le gouvernement fasse les choses pour nous. C'est aux citoyens de mettre la main à la pâte» explique Riyad Sheriff, un des coordinateurs du projet. 

Quant au leader du projet, Ikraan Chady, il avance que le but de ce projet est d'atteindre un taux de 60% de recyclage des déchets. A travers le recyclage, plusieurs problèmes liés à la santé et à la pollution seront résolus, avance le jeune homme.

Wednesday, April 3, 2019

Clean up campaign d'Eco Youth

Clean Up Campaign d’Eco Youth à Eau Bleue : bravo les jeunes !


Clean Up Campaign d’Eco Youth à Eau BleueLes jeunes ont passé leur dimanche à ramasser 10 gros sacs d’ordures.
Ils aiment leur pays et ils la protègent. C’est pourquoi ils ont sacrifié une partie de leur journée de dimanche pour se rendre à Eau Bleue et ramasser les ordures laissées ci et là par des piqueniqueurs et autres visiteurs sans vergogne. Cette initiative revient aux jeunes du groupe Eco Youth avec le soutien du Rotaract Club de Mahébourg et de Rose-Belle.
Sur leur page Facebook, ils montrent que 10 gros sacs n’ont pas suffi pour ramasser les déchets et expliquent que 60% de ces déchets sont du plastique.
Depuis quelque temps, les habitués des lieux postent régulièrement des photos de l’état déplorable dans lequel les piqueniqueurs laissent les lieux. Sur place, on retrouve une grande quantité de bouteilles en plastique, des conteneurs de nourriture, des cannettes, des bouteilles d’alcool, des couches et des mégots de cigarette.
Les photos de cette campagne de nettoyage postées sur Facebook ont été partagées par de nombreux internautes afin de soutenir cette initiative et encourager d’autres actions semblables, mais également pour conscientiser les citoyens à ne pas jeter leurs ordures partout et respecter l’environnement. Espérons que le message de ces jeunes ne tombe pas dans l’oreille de sourds et que nos autorités réagiront…

Tuesday, April 2, 2019

Zero Waste

Ordures: ce qu'il faut faire pour en réduire l'impact #LexpressApp
https://www.lexpress.mu/article/350426/ordures-ce-quil-faut-faire-pour-en-reduire-limpact


Cette jeune femme de 25 ans a fait des études de Graphic design et de photographie en Australie et a travaillé en entreprise dans le domaine du design pendant deux ans avant de se mettre en freelance en 2017.
Cette jeune Mauricienne a lancé Reduce Waste Mauritius depuis mars 2018 avec pour but de réduire l'impact des déchets sur la planète et inspirer d'autres à le faire. «Reduce Waste Mauritius est un blog, une page Instagram et Facebook où je poste des idées, des adresses et des recettes sur comment réduire ses déchets dans la vie de tous les jours», explique-t-elle.
«En mars 2018, après un voyage en Australie, j'ai déci- dé de partager aux gens ma façon de vivre sans déchets. Je me suis dit que si moi je pouvais le faire, tout le monde pouvait le faire également.»
Elle a décidé d'aller plus loin que le simple fait de partager ses idées sur les réseaux sociaux. Dans le courant de l'année à venir, elle va transposer son idée, qui est née sur le web, en mettant en place une structure. «La boutique est une idée de mes followers, qui trouvaient compliqué de se déplacer aux quatre coins du pays pour avoir les différents produits afin de réduire l'impact des déchets», raconte Fabienne Harel. «Le magasin sera un point de vente regroupant en un seul endroit tous les petits acteurs du zéro déchets à Maurice.»
«Si on n'implique pas les gens, d'ici 50 ans, il y aura plus de plastique dans les océans que de poissons.»
Et pour donner le bon exemple, Fabienne Harel a pris des habitudes particulières pour réduire ses déchets. «Je fabrique tous mes produits ménagers, mon dentifrice, mon shampooing, j'achète mes savons artisanaux», explique la jeune femme. «Je fais aussi mes courses en vrac le maximum possible. Si je dois acheter des aliments au supermarché, j'essaie de prendre des marques sans plastique.»
Ses proches font aussi partie de ce mouvement car la solution n'est pas de forcer les gens à être partie prenante du concept zéro déchet. «Il faut que ça vienne du cœur, c'est là que c'est le plus efficace», lance Fabienne Harel.
Mais c'est particulièrement au niveau des mentalités qu'il y a encore du travail à faire aux dires de Fabienne Harel, surtout dans l'éducation de ne pas se débarrasser des ordures n'importe où. «Mais nous sommes sur la bonne voie. On ne peut nier que beaucoup de compagnies et individus font beaucoup d'efforts allant dans le sens de l'écologie.»
Avant de conclure que «si on n'implique pas les gens, d'ici 50 ans, il y aura plus de plastique dans les océans que de poissons. J'aurais aimé que mes enfants connaissent le monde comme moi je l'ai connu et, mieux encore, comme mes grands-parents l'ont connu».