Friday, October 12, 2018

Revue de presse du 12/10/2018


Source : https://defimedia.info/ile-maurice-propre-les-bons-gestes-adopter
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Ile Maurice propre : les bons gestes à adopter


Ile Maurice propreLes volontaires du Clean up Mauritius le 15 septembre dernier.
L’environnement de l’île est un sujet de discussions qui revient souvent sur le tapis à Maurice. Plusieurs débats ont eu lieu et de nombreuses propositions ont été avancées, sans pour autant que les choses ne changent. Quels sont réellement les gestes à adopter pour une île Maurice propre ? En voici quelques-uns.

Le tri et le recyclage des déchets

world clean up day
L’application du World clean up day disponible sur Playstore.
Un peu partout à travers l’île, il est commun de voir des déchets en pleine nature. Lorsque les déchets sont abandonnés ou jetés volontairement, c’est un moyen de polluer directement la terre. La plupart des déchets prennent plusieurs années à se dégrader ou à disparaître. D’autres contiennent des substances toxiques qui seront absorbées par la terre et même les nappes d’eau. Ce qui entraînerait la contamination de celle-ci. À Maurice, les déchets sont enfouis à Mare-Chicose. Un jour ou l’autre, cet endroit sera saturé. (Si ce n’est pas déjà le cas). Il faudrait donc trouver une solution et celle qui semble la plus plausible serait le tri et le recyclage. Le fait de trier et de recycler les déchets sont non seulement un moyen de préserver notre environnement mais aussi notre santé.
Les matières premières ne sont pas inépuisables. Il faudrait qu’elles soient recyclées et utilisées en matières secondaires, qu’ils soient des métaux, du plastique ou d’autres matériaux. Cela nous aiderait à économiser nos ressources naturelles qui s’amenuisent de jour en jour. Par exemple, lorsqu’une tonne de papier est recyclée, on épargne l’abattage de 17 arbres.
À Maurice, le tri des déchets n’est presque pas répandu. Cependant, il y a quand même quelques associations qui ont à cœur la protection de l’environnement qui s’y mettent. Elles essaient tant bien que mal d’implémenter cela à travers l’île.

Mission Verte

L’Ong Mission Verte est certainement née d’une passion et d’un intérêt soutenu pour la protection de l’environnement et l’embellissement de l’île. Sébastien, le directeur de Mission Verte, explique qu’ils mettent à la disposition du public des poubelles de recyclage. « Ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui trient leurs déchets recyclables, d’un côté le papier et de l’autre le carton. Les différents types de plastique et les canettes en aluminium sont eux aussi passés au tri. Ensuite, nous acheminons ces déchets vers des entreprises qui les recyclent localement ou qui les exportent pour un recyclage ultérieurement ».
Il explique qu’il n’y a que le comité de direction qui est bénévole. « Pour les collectes des déchets recyclables, nous employons cinq personnes et, pour les sessions éducatives dans les écoles, nous faisons appel à quatre autres personnes qui travaillent en freelance », dit-il. Il ajoute que l’association a comme projet futur l’élargissement du nombre de points de recyclage pour le public : « Nous prévoyons de mettre en place un petit centre de tri qui permettrait au public de disposer de certains types de déchets recyclables et qui pourrait aussi accueillir des visiteurs dans un but de sensibilisation ». Il soutient que Mission Verte a de nombreux projets à réaliser et que cette association a besoin de dons d’entreprises et de particuliers pour mener à bien ses projets.
mission vert


Plus on achète, plus on jette

C’est une question de logique : plus la consommation est grande, plus les déchets seront énormes. Il est de ce fait très important de se rappeler les trois «R» qui sont : Réduire, Réutiliser et Recycler. Il faudrait désormais songer à acheter des produits durables et réutilisables, plutôt que ceux jetables ou de mauvaise qualité, afin de limiter le nombre de détritus. Quelques bonnes pratiques à adopter dans ce cas seraient d’essayer de réparer vos objets brisés ou abîmés avant d’en acheter d’autres. Favorisez aussi l’achat de produits contenant beaucoup d’emballages. De plus, il serait préférable d’apporter votre propre sac réutilisable lorsque vous vous rendez au supermarché ou à la boutique du coin, afin de réduire l’utilisation de sacs en plastique.

L’éducation citoyenne

Les bonnes manières s’apprennent dès le plus jeune âge. Il est donc impératif de faire l’éducation des enfants depuis tout petit. Cela passe par des campagnes de sensibilisation et de bonnes pratiques. Il faudrait inculquer aux enfants ces valeurs à l’école à travers des sessions éducatives. Les jeunes sont accros à la technologie. Ce serait un bon moyen de les cibler à travers ces outils. D’ailleurs, lors de la récente campagne « Clean Up Mauritius » qui a eu lieu le 15 septembre dernier, une application nommée ‘World clean up’ pour smart phone avait été lancée. Cette application permet aux intéressés de situer les lieux à nettoyer. Disponible gratuitement sur playstore, le ‘World clean up app’ permet d’enregistrer les endroits où se trouve les déchets. C’est ainsi que bon nombre de volontaires ont procédé au ramassage de détritus le 15 septembre dernier.

Adi Teelock, citoyenne engagée

adi
Lors du forum-débat organisé par Le Défi Media Group qui a eu lieu le mercredi 5 octobre, Adi Teelock explique qu’il faudrait revoir le système de développement : « Il faut faire des études et des évaluations avant d’aller de l’avant avec quoi que ce soit ». Elle estime également que ce n’est pas aux ONG de l’île de placer des poubelles à la disposition des citoyens pour faire le tri.

L’eau

L’eau est une ressource précieuse, surtout à Maurice. Nous savons que le pays est touché par le manque de régularité concernant la distribution d’eau. De plus, nos réservoirs n’affichent pas bonne mine en cette période, soit un taux de 69,2% alors que l’an dernier ils affichaient une moyenne de 83% à la même période. Chacun des citoyens ferait mieux de réduire la consommation d’eau par des gestes tout simples mais utiles. Par exemple, pensez à fermer le robinet pendant que vous vous brossez les dents. Pensez à installer un aérateur de robinet ou même changez votre pomme de douche contre une autre qui favorise moins de consommation. En outre, il serait mieux de favoriser des douches plus brèves ou encore attendre que le lave-vaisselle soit plein avant de le mettre en marche pour un lavage.

Transition énergétique vers les énergies renouvelables

Au lieu d’utiliser des énergies qui pourraient causer du tort à l’environnement, le pays devrait se tourner vers les énergies renouvelables, telles que l’énergie solaire. Nous sommes une île où le soleil n’est pas rare. La production d’énergie solaire à l’aide de panneaux photovoltaïques serait économique. C’est un phénomène qui prend de l’ampleur petit à petit. D’ailleurs, le Central Electricity Board lance depuis peu des applications pour les commerces par exemple. Ces ressources énergétiques sont illimitées et naturelles. C’est un projet de longue durée qui ne peut être nul autre qu’un succès.

Réparer les dégâts

Quand on a pollué ou fait des dégâts, on peut toujours les réparer, mais pas complètement. Par exemple, pour la destruction des forêts pour des développements ou autre, il faudrait replanter des arbres aux endroits où on en a coupé ou quelque part d’autre. Les arbres aspirent avant tout le dioxyde de carbone et rejette de l’oxygène. Pour la pollution du sol, le recyclage est employé pour éviter les décharges publiques comme Mare-Chicose à Maurice.

Porter une attention particulière à la biodiversité

Que ce soit la forêt, la mer, le lagon ou les récifs, ils doivent tous être protégés. Ils contribuent largement au bien-être du pays. Le fonctionnement de l’agriculture du pays doit changer. Le parc national des Gorges de la Rivière-Noire ou même la montagne du Morne, classée patrimoine mondial de l’UNESCO, ont récemment été ouverts au public. Ces lieux se dégradent graduellement. D’ailleurs, il y a même eu de nombreuses associations qui ont tiré la sonnette d’alarme à cet effet. Philippe Espitalier-Noël, le CEO du Rogers and Company Ltd, est d’avis qu’il faudrait désormais se tourner vers une agriculture intelligente. Il faudrait éliminer les pesticides et se mettre à la production bio. Les Mauriciens doivent se mettre à cultiver leurs propres légumes.

L’art de la récup

Saviez-vous que vous pouvez réaliser des meubles ou autre objets à partir de déchets ? Eh oui ! C’est la tendance du moment. Il n’est pas nécessaire de maîtriser des techniques pour confectionner des objets ou des meubles de récup. Il y a plusieurs vidéos ou autres sites qui proposent des guides afin que vous puissiez confectionner vous-même vos objets à des coûts minimes.
recup
Vase fait de bouteille en plastique.

Article sur les EnR

Électricité à l’horizon 2050 :premiers pas vers 100 % d’énergie renouvelable





photovoltaïquesOnze fermes photovoltaïques et trois fermes éoliennes devraient être sur le réseau énergétique national d’ici un an.
Le Central Electricity Board installera des batteries avant la fin de ce mois qui lui permettront d’augmenter considérablement le mix d’énergie renouvelable sur son réseau. La Mauritius Renewable Energy Agency songe déjà aux options pour un avenir 100 % énergie renouvelable. Certains estiment que l’objectif peut être atteint en 2050.
Malgré des statistiques encore timides, Maurice est à la veille d’un véritable décollage en termes de production d’énergie renouvelable. C’est ce qu’affirme le directeur de la Mauritius Renewable Energy Agency (MARENA), Soonil Rughooputh. Les chiffres semblent lui donner raison. Avec l’installation de deux batteries d’une capacité totale de 4 MW à Henrietta prévue avant fin octobre, le Central Electricity Board (CEB) pourra accueillir 180 MW d’énergie renouvelable intermittente de plus sur son réseau. La capacité totale des centrales du pays étant de 825 MW, cela représente un bond de 21 %. Sur le long terme, Soonil Rughooputh estime que le pays peut atteindre un mix énergétique 100 % renouvelable.
Les deux batteries de 2 MW ne sont qu’une première phase du projet. Le CEB dispose d’un budget de Rs 400 millions pour l’installation de batteries d’une capacité de 14 MW. Une fois toutes les batteries installées, la capacité totale devrait dépasser les 180 MW. « Actuellement, le réseau national peut absorber 60 MW d’énergie renouvelable. Nous passerons à 180 MW avec ces deux batteries. 160 MW sont déjà pris par des projets de fermes photovoltaïques et éoliennes. D’ici un an, il y aura du changement », dit Soonil Rughooputh. Onze fermes photovoltaïques et trois fermes éoliennes devraient être sur le réseau d’ici là.
Si la politique d’atteindre 35 % d’énergie renouvelable d’ici 2025 semblait utopique jusque-là, Soonil Rughooputh ne craint pas d’aborder la question de manière plus ambitieuse : « Je travaillerai avec des universitaires pour une modélisation du mix énergétique idéal pour atteindre les 100 %. C’est faisable. »
Les conclusions de ce travail de recherche devraient être prêtes d’ici fin 2018, voire début 2019. Les sources diverses, comme le waste-to-energy, la biomasse, le pompage-turbinage qui repose sur le mouvement de l’eau entre deux réservoirs ou encore le bioéthanol, sont prises en compte dans cette étude.
Sauf que le manque de données précises rend certains aspects de cette modélisation aléatoire, reconnaît le directeur de la MARENA. « C’est pour cela que nous voulons lancer une modélisation plus précise à partir de 2019 à travers un consultant. Ce travail devrait prendre deux années. »
Le pompage-turbinage pourrait avoir son rôle à jouer, la MARENA ayant déjà identifié trois sites potentiels. « Il faut faire des études pour être sûrs. Ces centrales pourraient servir de batteries pour permettre d’utiliser davantage de renouvelables intermittents sur le réseau », précise Soonil Rughooputh.
Tous les spécialistes ne sont pas du même avis. Un acteur des projets d’énergie renouvelable explique : « Il y aura un Solar Roadmap. Maurice avance, mais l’objectif reste le même : 35 % d’ici 2025. Le taux de 100 % n’est pas d’actualité. Il faudra toujours une part d’énergie fossile pour assurer la production de base. » Il dit qu’il faut une source d’énergie qui ne connaît pas de fluctuations pour une production minimale et qu’en l’absence d’options pour augmenter la production d’hydroélectricité, Maurice aura du mal à dépasser la barre des 60 % d’énergie renouvelable.
Khalil Elahee, chargé de cours à l’Université de Maurice et ancien président de l’Energy Efficiency Management Office, avance un contre-argument : « La biomasse est aussi de l’énergie renouvelable non intermittente. Cela peut compenser pour les autres sources. 2050 est un horizon raisonnable pour atteindre les 100 %. » L’universitaire cite le Portugal qui roule à 100 % sur les énergies renouvelables pendant plusieurs jours. L’installation des batteries et la multiplication de projets représentent « un petit pas dans la bonne direction », selon Khalil Elahee. « Mais nous sommes encore loin des 100 %. Il faudra une croissance exponentielle. »

Source : https://defimedia.info/electricite-lhorizon-2050-premiers-pas-vers-100-denergie-renouvelable

Monday, October 8, 2018

SUPER U Maurice - acteur de la transition écologique


Bonjour à tous,

Ce soir nous saluons l'engagement d'un centre commercial à Maurice : SUPER U.

Nous avons pu suivre ces 3 dernières année l'évolution de cette franchise à Maurice dirigée par Pascal TSIN.

Il prend le temps de communiquer sur son engagement, et c'est une bonne chose.

Le dernier centre construit à Flacq est une belle vitrine d'un acteur qui souhaite apporter sa pierre à une île Maurice Meilleure.

Flacq Coeur de Ville c'est : 

Energie renouvelable
Une centrale photovoltaïque constituée de 4704 panneaux, représentant une puissance de
1.146 MEGA WATT crête (MWc), permet au centre de produire 1,719 MEGA WATT heure
(MWh) par année.
Cette solution permet d’éviter l’émission de 1,203 tonnes de CO² chaque année.

Stockage de l’énergie
Deux systèmes de stockage supportent le centre et le Central Electricity Board (CEB).
Les 32 batteries Plomb-Gel offrent une autonomie 24/24 et 7/7 à l’administration
(ordinateurs, caisses et points lumineux).
La solution CRISTOPIA, d’une capacité de stockage froid de 3300 kWh, représente
l’effacement de 2 x 190 kW électrique de 18h à 22h soit durant le pic de consommation
national. Flacq Coeur de Ville est donc un support indéniable au réseau CEB.



Efficacité énergétique
Le bâtiment est conçu de matériaux innovants, permettant une isolation thermique accrue :
- 30% par rapport aux constructions traditionnelles.
L’utilisation de matériel moins énergivore (compresseur et armoires réfrigérés de dernières
générations) permet une économie de 20%.
L’ensemble des points lumineux est équipée de la dernière technologie de LED et engendre
ainsi une économie de 50% d’énergie.

Gestion intelligente de l’eau
Une solution de récupération des eaux de pluie intégrée à la toiture alimente les toilettes, le
système anti-incendie et la végétation du centre.
Flacq Coeur de Ville comporte sa propre station de traitement des eaux usées. D’une
capacité de 75 mètres cube par jour, le système alimente également les toilettes, le système
anti-incendie et la végétation.

Acteur social
En partenariat avec l’ONG, Terre De Paix, Flacq Coeur de Ville anime un centre d’éveil (Les
Mirabelles Flacq) pour les enfants venant des familles vulnérables de 3 mois à 3 ans.
Lorsqu’il tournera à plein régime, 65 Familles de la région bénéficieront ainsi d’un
accompagnement de qualité.
Flacq Coeur de Ville a permis la création de 400 emplois directs et 500 indirects. Les
agriculteurs, pêcheurs et artisans de l’Est sont devenus nos fournisseurs. Les femmes
entrepreneurs de cette partie de l’île également y trouvent leur compte.

Centre culturel
Flacq Coeur de Ville met à la disposition des jeunes et moins jeunes une salle
communautaire, « Espace Art et Culture Sanedhip Bhimjee ». Des cours de danses, de yoga,
de Zumba, de musique y sont dispensés par des habitants de la localité.
Le Conservatoire François Mitterrand rejoint en ce moment le centre avec l’installation
d’une antenne et les négociations sont en cours pour que d’autres instituts utilisent la salle
communautaire.

Voici la communication qui présente les engagements du groupe localement :




Bonne transition à tous.



Wednesday, October 3, 2018

Débat citoyen sur le développement durable


Bonsoir,

Voici un débat qui a le mérite d'exister. Merci aux participants et à Defi plus de l'avoir organisé.
Les sujets évoqués :

  • Energie
  • Déchets
  • Agriculture raisonnée/biologique
  • Environnement


Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo.


Une belle représentation à la fois du secteur privé et de la société civile. Il manquerait sans doute un ou deux institutionnels (public) pour animer le débat.

Nous avons pu constater que le secteur privé avec Business Mauritius (représenté ici par Philippe ESPITALIER-NOEL) porte une part de la transition écologique de notre îles à la fois à travers un programme de valorisation des déchets (plastique, DEEE), mais aussi une réflexion poussée sur l'énergie que ce soit sur l'efficacité énergétique ou le renouvelable.
Il est bon de rappeler que le Programme National d'Efficacité Energétique (PNEE) est porté par Business Mauritius (et financé par l'UE) et permettra à terme au pays d'économiser 40 MW.

Informations sur http://www.pnee.mu/

L'ONG Reef Conservation était bien représentée avec Sameer qui a su rappeler l'importance de la biodiversité marine mais aussi de l'environnement pour notre société.

Maleen et son épouse ont su nous ramener à un niveau plus "holistique" avec une réflexion à avoir sur la position de notre pays et des conséquence des inactions. J'ai aimé lorsque Adi TEELOCK a cité l'opinion de Gaëlle GIRAUD (AFD) sur le PIB (mesure t'il réellement le développement d'un pays...).

Intéressant une fois de plus d'entendre que notre pays n'a toujours pas de feuille de route sur les déchets, et que malgré le soutien de l'AFD, la récente étude sur les déchets ménagers n'a même pas été restitué par le Ministère de l'Environnement.

Malenn OODIAH (ou Adi TEELOCK) a rappelé, à juste titre, qu'une fois de plus nos décideurs n'apprennent pas des erreurs du passé avec notamment le récent appel d'offre pour faire un incinérateur...Qui a dis que ce combat avait déjà eu lieu en 2008-2010 ? (cf historique de ce blog).

Bonne soirée.

Efficacité énergétique du secteur des service - article de presse



Bonjour à tous,

Voici un article sur l'efficacité énergétique (transition énergétique) du secteur des services.
Source : https://defimedia.info/efficacite-energetique-la-consommation-du-secteur-des-services-ciblee

Efficacité énergétique : la consommation du secteur des services ciblée



ceb
L’Energy Efficiency Management Office (EEMO) veut savoir comment et pourquoi le secteur des services consomme l’électricité. Objectif : dresser un plan pour la réduction de la consommation.
Les clients du Central Electricity Board (CEB) de la catégorie commerciale, celle qui comprend le secteur des services, compte pour 46% de la consommation d’électricité du pays. C’est ce qu’indiquent les derniers chiffres de Statistics Mauritius pour l’année 2017. L’Energy Efficiency Management Office (EEMO) veut s’attaquer à la consommation d’électricité de ce secteur et cherche une compagnie qui sera capable de mener une étude dans tous les sous-secteurs concernés. L’idée est d’identifier les plus grandes sources de consommation d’électricité avant de formuler un plan capable de la réduire.
Si des données sur la consommation d’électricité du secteur des services sont disponibles, il n’en existe pas en termes des sous-secteurs. Il est donc impossible au EEMO de déterminer si l’énergie est utilisée de manière efficace dans chaque secteur ou encore vers quelles fins l’électricité est utilisée dans chaque secteur. Les sous-secteurs concernés par l’étude comprennent le commerce en gros et en détail, le stockage, la restauration, les TCI, les services financiers, l’éducation, la santé ainsi que les arts et les divertissements.
Kendall Tang, président de l’EEMA, explique que ce rapport suit de près celui qui est en cours de finalisation sur le secteur de l’hôtellerie et de l’industrie. « Les données dont nous disposons actuellement ne nous permettent pas de comprendre comment l’énergie est utilisée, explique-t-il, il s’agit d’une étude préliminaire et orienter les décisions futures.» Le rapport devrait donc identifier les secteurs qui demandent des efforts particuliers et pourra donc servir à orienter les actions de l’EEMO. « On saura où il y a le plus de gaspillages et où nous devons agir en priorité », ajoute Kendall Tang, qui assure que ce ne sera pas un rapport qui dormira dans un tiroir.

L’absence d’impact des rapports

C’est justement ce que craint son prédécesseur, Khalil Elahee, spécialiste de la question énergétique de l’Université de Maurice (UoM). « Nous avons déjà fait beaucoup d’études dans le passé, explique-t-il, le problème c’est ce qu’on fait de ces études par la suite. » L’ancien président de l’EEMO rappelle des études financées par l’Union européenne et l’Agence française de développement et se dit «sceptique » quand à l’impact des rapports qui sont en préparation actuellement. « C’est quelque chose qui me chagrine en tant qu’ancien président… », avoue-t-il.
Selon lui, tout est dans les ‘terms of reference’ de l’appel d’offres pour trouver la compagnie responsable de l’enquête. « Les hôtels, les BPO et tout ce qu’on appelle shopping mall sont de gros consommateurs », indique-t-il, tout en rappelant que le secteur des BPO bénéficie d’un tarif à 50% du coût de production. « Ce sont des secteurs qui doivent être prioritaires », affirme Khalil Elahee.
Ce qui explique l’absence d’impact des rapports précédents ? C’est une affaire de culture, selon le spécialiste de l’énergie. « À tous les niveaux, l’idée d’économie nous est étrangère, argue l’universitaire, nous sommes dans une société de consommation qui n’aime pas réduire le gaspillage. On manque de rigueur et nous tombons dans la facilité. Nos institutions résistent au changement, cela fait partie de notre éducation même. » Pour y mettre un terme, il faudrait de larges consultations avec les acteurs concernés et le rapport qui en ressortirait devrait être rendu public.
Il faudra toutefois encore patienter pour avoir une idée de l’efficacité des prochains rapports de l’EEMO. Celui sur l’hôtellerie et de l’industrie devrait être prêt d’ici la fin de l’année et celui sur le secteur des services d’ici début ou mi-2019.
Le poids du tarif commercial dans la consommation d’électricité
  • 46% de l’électricité vendue par le CEB sont allés aux commerces en 2017.
  • No. de clients : 42 761.
  • Facture : Rs 7 millions.
  • L’électricité représente 82% de la consommation énergétique des commerces.

Thursday, September 20, 2018



Chers lecteurs ou acteurs,

Voici encore des articles sur le sujet des déchets.

Ce blog finira bien par faire plus que de la revue de presse...


Source : Le Week-end du 16/09/2018

Source : L'Express du 20/09/2018


Source : L'express du 18/09/2018


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