Sunday, January 19, 2020

Wednesday, December 18, 2019

Une excellente nouvelle ! 50 ans d'effort pour l'Echo Parakeet

Espèces en voie de disparition - Echo Parakeet : chouette à savoir ! 


La population totale des grosses cateaux vertes estimée à plus de 800 oiseaux.
Aujourd’hui marque un jalon important dans les 50 ans d’efforts de conservation pour sauver la grosse cateau verte, dernier perroquet endémique des Mascareignes. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a annoncé le mardi 10 décembre 2019, le déclassement de cette espèce mauricienne sur sa liste rouge des espèces menacées. La grosse cateau verte se voit passer ainsi de la catégorie « En danger » à « Vulnérable »
Le Dr Vikash Tattayah, directeur de conservation au Mauritius Wildlife Foundation, indique que l’Echo Parakeet est connue sous le nom de Psittacula Eques par les scientifiques. Il explique que la grosse cateau verte a subi un déclin notable de sa population en réponse directe à la perte des forêts endémiques mauriciennes; la végétation indigène a périclité, passant d’une couverture complète de l’île à, aujourd’hui, moins de 1,5 % de forêts de bonne qualité. « De plus, la grosse cateau verte a également souffert de la présence de nombreuses espèces prédatrices introduites, comme les singes, les rats et les chats ou bien concurrentes telles que les martins et les perruches d’Inde », soutient le Dr Vikash Tattayah. À la fin des années 70, la grosse câteau verte était ainsi devenue l’un des perroquets les plus rares au monde avec moins de 20 oiseaux à l’état sauvage, regroupés aux Gorges de la Rivière-Noire.
 La Mauritius Wildlife Foundation a donc mis en place un programme d’élevage en captivité dans le village de Rivière-Noire en 1975, dit-il. Toutefois, les techniques d’élevage de la grosse câteau verte et les problématiques liées à la gestion en captivité ne seront pleinement maîtrisées qu’au début des années 90, ajoute le Directeur de Conservation.  
Dès lors, le nombre d’oisillons produits par les oiseaux en captivité a considérablement augmenté et la gestion des oiseaux survivants à l’état sauvage s’est aussi sensiblement améliorée, précise le Dr Vikash Tattayah. Il indique aussi qu’en 1997, suffisamment d’oiseaux ont été ainsi élevés en captivité pour pour pouvoir essayer de les relâcher avec trois oiseaux dans la forêt de Macchabée. « Les oiseaux relâchés ayant été formés pour se ravitailler en nourriture complémentaire grâce à des mangeoires spécialement conçues, enseignaient par la suite assez rapidement à leur tour aux oiseaux sauvages. Les oiseaux élevés en captivité étaient aussi habitués aux nichoirs, notamment des nids artificiels en bois. Ils les reconnaissaient lorsqu’ils étaient placés dans la nature », soutient le directeur de conservation. Pourtant, dit-il, les tentatives précédentes d’inciter les grosses cateaux vertes sauvages à utiliser les nichoirs avaient été vaines jusque-là.
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La grosse cateau verte est un modèle d’effort de conservation. 

Les actions de conservation 

« Pendant une grande partie des années 90 et au début du 21e siècle, la grosse cateau verte a été l’une des espèces d’oiseaux la plus étroitement gérée au monde », soutient le Dr Vikash Tattayah. Enumérant les différentes actions de conservation, il cite les relâchers d’oiseaux, l’amélioration des nids, l’installation de nichoirs artificiels, l’alimentation complémentaire, l’élevage en captivité, le maniement et le sauvetage d’œufs et d’oisillons, le contrôle d’espèces prédatrices et concurrentes, entre autres. Des relâchers ont également eu lieu sur d’autres sites tels que Combo en l’an 2000, Bel Ombre en 2003, la Vallée de Ferney en 2015 et Ebony Forest en 2018.

Victimes de la maladie du bec et des plumes 

En 2004 et 2005, un virus introduit extrêmement virulent, provoquant la maladie du bec et des plumes, le PBFD (Psittacine Beak and Feather Disease), a frappé la population grosse câteau verte. La manipulation fut alors aussitôt réduite afin d’éviter la propagation de la maladie. Fort heureusement, malgré une forte mortalité d’oisillons et de juvéniles, la maladie n’a pas endigué la croissance de la population de l’espèce, soutient le Dr Vikash Tattayah. En 2007, la grosse cateau verte fut donc déclassée de la catégorie « En danger critique » à « En danger ». 
Toutefois, les zones comportant des forêts endémiques de qualité comme Brise Fer, Macchabée, Mare Longue et Bel Ombre, sont grandement utilisées par la grosse cateau verte pour ses besoins d’alimentation et de nidification, souligne le Dr Vikash Tattayah. 

Plus de 800 oiseaux actuellement à Maurice

La population totale des grosses cateaux vertes est actuellement estimée à plus de 800 oiseaux, un net progrès comparé au faible nombre enregistré dans les années 70, 80 et 90. 
Le Dr Vikash Tattayah indique que les relâchers dans les montagnes de Bambous (Vallée de Ferney) et Chamarel (Ebony Forest) s’annoncent prometteurs, avec des reproductions confirmées à la Vallée de l’Est (Montagnes de Bambous). « Les plus récentes sous-populations permettront d’atteindre mille oiseaux dans les années à venir », affirme-t-il. Il précise toutefois que la restauration de l’habitat doit continuer à s’étendre, que l’importation d’espèces envahissantes de perruches et de plantes doit être suspendue, et que la gestion rigoureuse de l’espèce doit être poursuivie. Et bien que le dernier déclassement soit un encouragement pour tous ceux impliqués, le travail doit continuer, annonce-t-il. Il ajoute que la grosse cateau verte est un modèle d’effort de conservation pour les autres perroquets menacés à travers le monde.  

Des centaines de biologistes de terrain à l’œuvre 

Son succès n’aurait pu être possible sans le dévouement et le travail assidu de centaines de biologistes de terrain au fil des années, précise le Dr Vikash Tattayah. En effet, plusieurs organisations ont également apporté un soutien considérable, ces dernières décennies, à cette démarche de la Mauritius Wildlife Foundation. Notamment le National Parks and Conservation Service et le Forestry Service de Maurice, mais encore des organismes de soutien internationaux tels que le Chester Zoo du Royaume-Uni, la Durrell Wildlife Conservation Trust de Jersey, la World Parrot Trust du Royaume-Uni et Loro Parque (Ténérife), ainsi que les universités de Kent, East Anglia, Reading, Zoological Society of London, les agences internationales et régionales de financement programmatique telles l’UNDP GEF Small Grants Programme et le Critical Ecosystems Partnership Fund, ou encore les partenaires privés locaux dont Ferney Co. Ltd, Ebony Forest, Mauritius Commercial Bank, IFS Foundation, et Terra Foundation, entre autres. 
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Friday, December 13, 2019

Kit Photovoltaïque -

Kits photovoltaïques solaires : 10 000 familles bénéficieront de ce projet d’ici 2024


Le projet cible les foyers à faible revenu.
Le gouvernement a procédé, jeudi, à Souillac, à l’installation du 1 000e kit photovoltaïque pour les familles au bas de l’échelle. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du Home Solar Project du Central Electricity Board (CEB), qui encourage ces familles à faible revenus à produire leur propre électricité. Cela leur permettra aussi de bénéficier de 50 kWh d’électricité par mois sur une période vingt ans. 
Cela s’inscrit dans le combat du GM pour réduire la pauvreté, tout en contribuant à l'objectif national de 35 % d'électricité renouvelable dans le mix énergétique d'ici 2025. D’ici 2024, 10 000 auront bénéficié de ce projet.
Selon Ivan Collendavelloo, Premier ministre adjoint, ministre de l’Énergie et des Services publics, « ce sont des familles à faibles revenus qui sont ciblées, afin qu'elles produisent elles-mêmes leur électricité. C'est une véritable démocratisation. Aujourd'hui, nous avons 1 000 familles bénéficiaires et, à la fin de notre mandat, ce sont 10 000 familles qui en bénéficieront », a-t-il souligné. 
Il a indiqué que ces familles auront un équipement garanti sur vingt ans. « Ce projet a pu être réalisé après le redressement de la situation financière du CEB. C’est aussi pourquoi je me suis opposé à la réduction du tarif de l'électricité across the board », a-t-il souligné. 
Il a aussi affirmé que l’avenir, c’est le soleil et des panneaux solaires ont été installés un peu partout à Maurice. Il y a 91 à Rodrigues. « La production en électricité est en train d’augmenter dans les fermes solaires et on espère que d'ici 2050, on pourra réduire l'importation du charbon », a précisé Ivan Collendavelloo. 
Le projet a été lancé en mars 2018. Il comprend l’installation de kits photovoltaïques sur les toits de 10 000 foyers de familles vulnérables. Il s’échelonnera sur cinq ans et sa mise en œuvre se fera en plusieurs phases. Les kits seront installés un peu partout à travers le pays. Le Home Solar Project du CEB bénéficie du soutien du Fonds de développement d’Abu Dhabi et de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables. Une somme de Rs 350 millions (USD 10 millions) a été alloué au CEB en janvier 2019, sous la forme de prêt, pour la réalisation de ce projet.

Tuesday, December 10, 2019

National Youth Environment




Selon une source proche du dossier, le Premier ministre cible les jeunes diplômés dans le domaine de l'environnement de même que les jeunes membres des organisations non gouvernementales qui militent en faveur de l'environnement pour faire partie de ce conseil. Un appel à candidatures sera lancé le mois prochain.

Le conseil sera sous la responsabilité du bureau du Premier ministre et non pas sous l'égide de l'Environnement. Mais une réunion avec le ministre Kavy Ramano est prévue avant la fin de cette année pour la finalisation des modalités.

«Le gouvernement a décidé de changer d'approche en ce qui concerne l'environnement. Il privilégie désormais une approche consultative plutôt que des confrontations. Le Premier ministre veut offrir la chance à ces jeunes de se sentir concernés et impliqués dans le plan national de développement. Ils pourront mettre leurs talents et compétences au service du pays», affirme notre source. «À chaque fois qu'il y aura un grand comité axé sur l'environnement, un membre du National Youth Environment Council sera appelé à y participer», poursuit-elle.

À Madrid, Kavy Ramano prend la parole aujourd'hui

Le ministre de l'Environnement prendra la parole lors d'une séance de haut sommet à Madrid aujourd'hui. Une séance qui s'inscrit dans le cadre de la 25e édition de la conférence des Parties (COP25) qui a lieu entre le 2 et 13 décembre. Kavy Ramano participe à son premier événement sur le plan international et promet d'enclencher les discussions avec les différents pays qui ont promis de s'engager contre le changement climatique.

Saturday, December 7, 2019

Recyclage des oriflammes

Article issu de l'express.mu

Son cheval de bataille : la protection de l'environnement. Sonakshi Deerpalsing, âgée de 18 ans et membre du mouvement Fridays For Future, a eu l'idée avec son père de collecter des oriflammes suivant les récentes élections. Dans le but de les transformer.

Recycler pour protéger l'environnement. C'est l'un des objectifs de Sonakshi Deerpalsing, membre du mouvement Fridays For Future. Une semaine après les élections du 7 novembre, cette jeune adolescente de 18 ans a eu l'idée, avec son père, Nuvin Deerpalsing, de collecter des oriflammes. De bouche à l'oreille ou via Facebook, ils passent alors le message. Et finissent par récupérer deux sacs-poubelles bien remplis.

 «L'idée vient de mon père. Au début, l'objectif était d'utiliser les oriflammes comme balises lors des trails. Mais cela n'a pas abouti. On a donc pensé à en offrir aux gens qui peuvent les recycler», avance Sonakshi Deerpalsing. Elle décide alors de lancer un appel sur Facebook à ceux qui pourraient transformer les oriflammes en couverture et cousins, entre autres.

 Sonakshi Deerpalsing de faire ressortir qu'une seule personnalité politique, à savoir du parti mauve, l'a contactée après la publication de son post, pour récupérer des oriflammes afin de les recycler. «Il y a eu plusieurs commentaires d'encouragement, mais personne pour recycler les oriflammes. Je compte contacter des organisations non gouvernementales (ONG) s'il n'y a toujours pas d'intérêt. Par exemple, les femmes qui apprennent à coudre peuvent s'en servir», avance-t-elle. 

Selon la jeune fille, les oriflammes ne sont que des déchets en plus. «Out of sight, out of mind… Mais ces pavillons colorés finissent à Mare-Chicose, notre seul site d'enfouissement qui est déjà saturé.» Sonakshi Deerpalsing espère tout simplement que l'utilisation des oriflammes lors des élections diminuera au fil du temps.

«Des oriflammes récupérables pour les petites réunions de quartier»

Sollicitée, Joanna Bérenger, députée mauve élue au no 16, explique qu'elle a gardé les oriflammes récupérables (que son équipe et elle ont ramassé après les récentes élections) pour les petites réunions de quartier. En effet, le dimanche suivant les élections du 7 novembre, ses amis et elle ont commencé à enlever les affiches et banderoles placées lors de la campagne électorale. «On voulait que les citoyens retrouvent leur circonscription respective propre. Même durant la campagne, nous avons fait en sorte de réduire le nombre d'oriflammes, j'espère que ce sera la tendance au fil du temps car le meilleur déchet est celui qu'on ne crée pas.» Elle ajoute que ces oriflammes peuvent boucher les drains et même finir à la mer. Sachant que la teinture est chimique, donc néfaste à l'environnement.


Wednesday, November 27, 2019

Upcycling

Le surcyclage en fête au Green Village


Green Village
Wastyfull Challenge ou comment rendre « beautiful » et donner une deuxième vie aux déchets. Cette campagne, mise en place par l’association Kipoufer avec, à sa tête, sa fondatrice Laura Constantin, donnera vie à l’événement « Le surcyclage en fête » ce samedi 30 novembre au Green Village au Morne de 9 à 16 heures. 
Surcycler les déchets et les convertir en objets décoratifs et utiles. C’est ce que propose l’association Kipoufer à travers « Le surcyclage en fête ».
Au programme : ateliers et séminaires, expo-vente, produits 100% locaux et fait-main, atelier musical et live show jusqu’à 16 heures.

Exposition d’une trentaine de projets

La première édition de Wastyfull Challenge a eu lieu l’an dernier lors d’un événement privé à Maison Eureka. « À la suite du succès de cet événement, nous avons voulu toucher le grand public », confie Laura Constantin. Un appel à projets a ainsi été lancé pour le Wastyfull Challenge 2. Ce 30 novembre, une trentaine de projets ont été retenus pour être exposés au Green Village. On y retrouve divers objets, meubles et sapins en palette ou en bois flotté, des canapés à partir de pneus, etc. Les enfants âgés entre neuf et 17 ans exposeront aussi leurs objets réalisés lors des ateliers de vacances en juillet dernier.
Lors de cette journée, Kipoufer souhaite sensibiliser le public sur tout ce qui touche de près ou de loin à la cause de la surconsommation. Pour l’occasion, des artisans locaux et des ONG se sont ralliés à la cause. L’association Kipoufer, basée à Pointe-aux-Sables, a pour projet de lancer son espace de rencontres sous le nom de La Ressourcerie. 
« Les Mauriciens seront invités à venir y déposer leurs objets et meubles usagés qui pourront être surcyclés. »