Monday, September 23, 2019

Wednesday, September 18, 2019

MOI : énergie renouvelable de l'océan

Jay Doorga, océanographe : «Maurice doit montrer la voie en matière d’énergies renouvelables»


Jay Doorga
Le Mauritius Oceanography Institute (MOI), à Albion, a lancé en début du mois de septembre un prototype d’une mini centrale qui utilise l’énergie des vagues pour produire de l’électricité. Jay Doorga, Lead Researcher et Physical Oceanographer au MOI, estime que l’avenir des énergies renouvelables passe par l’océan.
Comment a germé l’idée de créer une mini centrale basée sur l’énergie houlomotrice ?
Ce projet s’insère dans le cadre d’une série d’études que le MOI a menée au cours de ces dernières années. Auparavant, nous avions mis en place des « wave and tide recorder » dans des endroits stratégiques à travers le pays afin de mesurer la hauteur des vagues. D’ailleurs, l’un des objectifs du MOI c’est de fournir au gouvernement des données précises dans différents domaines de l’océanographie. Nous avons ainsi voulu pousser nos études plus loin en venant de l’avant avec un dispositif qui capte l’énergie des vagues afin de produire de l’électricité. Il faut aussi comprendre que Maurice consomme beaucoup en termes d’énergies fossiles et il est impératif de diversifier nos ressources énergétiques.
Quels sont les endroits dits stratégiques ?
Les études sont principalement menées à Flic-en-Flac, Le Morne, Trou-d’Eau-Douce, Tamarin et Grand-Baie. Cela dit, notre but c’est de couvrir le plus de régions possibles dans le but de catégoriser le régime des vagues. Récemment, le MOI a publié un article dans un journal en Allemagne axé sur la surveillance des régimes d’onde des vagues autour de Maurice mais les points de collecte des données étaient espacés. À présent, nous souhaitons diminuer la distance entre ces points pour affiner les données. 
Pouvez-nous expliquer le fonctionnement de la mini centrale ?
Il existe plusieurs dispositifs de ce genre construits selon les normes internationales. Celui que nous avons mis au point est basé sur un système à colonne d’eau oscillante. Il se compose d’un socle non immergeable sur lequel est rattaché un générateur. À chaque fois que l’eau de mer se déplace dans le dispositif, une « colonne » d’air est poussée vers le haut de l’appareil et permet de faire fonctionner le générateur d’électricité.
orsque la vague et l’air se rétractent, la turbine tourne dans l’autre sens et continue à produire de l’énergie. Il faut saluer l’excellent travail accompli par les chercheurs de l’Université de Maurice qui ont travaillé sur le circuit électronique de la mini centrale. 
Quelle est sa capacité de production ?
Actuellement, la mini centrale peut produire jusqu’à 200 watt d’électricité mais elle a la capacité d’en produire 300W. Néanmoins, cela dépend aussi du générateur que nous avons utilisé. On a opté pour un projet à budget « low cost » et le coût pour mettre au point ce dispositif nous est revenu à environ Rs 25 000 ce qui est très abordable. Notre objectif est d’exploiter ce concept au maximum afin que les Mauriciens puissent en profiter surtout ceux résidant dans les villages côtiers.
La position géographique de Maurice dans l’océan Indien est idéale dans la mesure où nous avons des vagues propices à la production d’électricité grâce au «South-East Trade Wind».
Une fois en mer, quels sont les coûts associés à ce dispositif ?
Uniquement des coûts indirects comme par exemple les frais associés pour le « monitoring » de la centrale. Sinon, l’appareil lui-même ne gère aucun coût.
Pensez-vous que Maurice peut miser en partie sur cette technologie pour produire de l’électricité dans l’immédiat ?
Oui, je le crois fermement car on est entouré par la mer et c’est notre ultime ressource. Aujourd’hui, la grille énergétique se compose d’environ 80% de combustibles fossiles qui commencent aussi à s’épuiser. L’avantage avec la mer c’est que l’énergie produite par les vagues est constante contrairement à l’énergie solaire qui est exploitable uniquement le jour. Parallèlement, la position géographique de Maurice dans l’océan Indien est idéale dans la mesure où nous avons des vagues propices à la production d’électricité grâce au « South-East Trade Wind ». Il nous faut tirer avantage de cela car le dispositif que nous avons mis en place n’a besoin que des vagues de 1 à 1,5 mètre pour fonctionner.
Quel est le potentiel de Maurice dans ce domaine ?
À Maurice, nous avons trois facteurs qui expliquent la création des vagues : les conditions cycloniques, le South-East Trade Wind et des houles. Dans le Nord, les vagues sont générées principalement en périodes cycloniques tandis que dans le Sud, elles sont produites tout au long de l’année. Dans le sud-ouest du pays, nous avons les fortes houles qui viennent du Pacific. Donc, le potentiel réside dans l’exploitation des régions du Sud à l’instar de Baie-du-Cap. Les petits villages se trouvant dans cette région pourront facilement être alimentés en électricité par l’énergie houlomotrice.
Se tourner vers l’énergie des vagues permettrait-il de faire baisser le tarif d’électricité à Maurice ?
Oui. Comme je l’ai dit, nous utilisons environ 80% de combustibles fossiles pour produire de l’électricité. Si nous parvenons à diversifier nos ressources énergétiques, il est certain que le coût relatif à la production d’électricité par les combustibles va baisser. 
Le gouvernement dit vouloir miser au maximum sur les énergies renouvelables mais certains projets tardent à se concrétiser. Craignez-vous que le projet du MOI ne soit pas mise en œuvre ?
Le gouvernement n’a de cesse exprimé le souhait de se tourner vers le « green energy » et j’aimerai souligner que le ministère de l’Économie océanique a approuvé ce projet en 2017. Le MOI souhaite à présent exporter ce concept à Agalega et je suis certain que cela va séduire plus d’un car le projet englobe deux aspects clés : l’exploitation de l’océan et les énergies renouvelables. Actuellement, Agalega est alimentée en électricité grâce à des générateurs.
Toujours dans le domaine maritime, Maurice peut-elle exploiter l’énergie marémotrice ?
À Maurice, le régime des marées est très bas. À titre d’exemple, la différence entre la marée haute et la marée basse est de 50 cm seulement alors que dans d’autres pays, elle peut atteindre 7 m. Mais il existe différents types de technologie pour exploiter l’énergie des marées comme celle utilisant les barrages ou les détroits. Mais à l’avenir, Maurice peut songer à exploiter l’énergie produite par les courants d’eau surtout dans le sud du pays.
À l’avenir, comment voyez-vous le paysage énergétique à Maurice ?
Il est impératif de se tourner vers les énergies renouvelables vu l’impact du réchauffement climatique sur notre environnement comme la fonte des glaces, les incendies de forêt ou encore l’accélération du processus de désertification. Je pense que Maurice doit montrer la voie en matière d’énergies renouvelables car les ressources sont déjà là. Il suffit de commencer à les exploiter. 

Thursday, September 12, 2019

Campagne de reboisement

Campagne de reboisement - Malenn Oodiah : «Il y a un tsunami vert provoqué par le projet de société»


Projet de sociétéProjet de société, créé par Malenn Oodiah, qui a lancé l’initiative Plantons 100 000 arbres en janvier 2019.
Projet de société ou simple initiative ? Quoi qu’il en soit Malenn Oodiah compte planter 200 000 arbres à travers le pays. Il profite de la visite du pape pour accentuer la campagne. 
Comment comptez-vous planter 200 000 arbres ?
Projet de société a lancé l’initiative Plantons 100 000 arbres en janvier 2019. Nous avons communiqué dessus sur notre page Facebook et à travers une vidéo qui a enregistré à ce jour près de 28 000 vues. Une affiche résumant les bienfaits des arbres a été largement et régulièrement publiée et partagée sur les réseaux sociaux. Nous avons commencé à planter dans plusieurs endroits du pays avec le concours d’organisations, d’institutions et d’habitants jusqu’à l’arrivée de l’hiver, qui est la saison sèche. Durant cette première phase, nous avons planté dans plusieurs localités : Corps-de-Garde, Richelieu, Pointe-aux-Sables, Chebel, Triolet, Mon-Vert, Ebony Forest à Chamarel pour ne mentionner que ces endroits. Pour la Journée internationale de l’Environnement, nous avons tenu une conférence de presse avec le Conseil des religions qui a soutenu cette initiative. Par la suite, nous avons procédé à un bilan de la première phase et avons revu à la hausse l’objectif pour passer à 200 000 arbres. 
Où comptez-vous planter les arbres ?
À travers la République. À ce jour, je peux vous dire que nous toucherons pour le coup d’envoi du 14 au 15 septembre plus de quarante localités, Rodrigues comprise. Ce mouvement va s’étendre pendant les week-ends jusqu’à la fin de décembre. Nous étudions la possibilité d’envoyer des plants à Agalega bientôt. Tout le programme repose sur la collaboration. Y compris une collaboration avec ceux qui n’ont pas attendu l’initiative Plantons 200 000 arbres pour planter des arbres et entreprendre un reboisement de l’île, à l’exemple de Forena, de Friends of the Environnement, d’Ebony Forest. 
Partout, dans le pays, il y a un désir des citoyens pour soutenir, s’associer et participer au mouvement. Nous plantons et planterons là où les terrains sont disponibles : lieux de culte, espaces publics, écoles et collèges, entreprises, le long des rues. Il ne faut pas oublier que le tout n’est pas de planter, mais aussi de s’assurer que l’on prend soin des plantes par la suite. Nous lançons ainsi un appel au public pour veiller à ce que ces plantes soient protégées, afin qu’elles puissent apporter des bienfaits à tout le monde. 
Quels types d’arbres seront mis en terre ?
D’abord des plants endémiques et indigènes, mais aussi des plants exotiques dont des arbres fruitiers et des plantes ornementales. Nous allons profiter de l’occasion pour embellir le pays. Ainsi, en plus de 200 000 arbres, nous allons planter des arbustes, des couvre-sols, des lianes. 
Quel sera l’apport des arbres ?
Un arbre absorbe du CO2, produit de l’oxygène, absorbe l’eau de pluie, améliore la qualité de l’air. C’est l’arme naturelle la plus puissante pour lutter contre le réchauffement climatique.  200 000 arbres adultes c‘est 26 000 tonnes d’oxygène produites en un an, 5 000 tonnes de CO2 absorbées par an, 2,2 milliards de litres d’eau absorbés par an, et le potentiel de refroidissement de deux millions de climatiseurs.
De quelles logistiques disposez-vous ?
Pour planter il faut essentiellement trois séries d’ingrédients : les bras, les lieux et les plants, un moyen de transport et des outils. Les bras sont ceux de divers volontaires : des Scouts, des élèves de l’école Vatel, des habitants des localités concernées et d’ailleurs. Le département Bois et forêts et d’autres pépinières du privé de même que des particuliers nous ont fourni des plants. Il y a des citoyens passionnés de la nature qui ont fait ou vont faire des donations. 
L’amour des Mauriciens pour les arbres et les plantes en général est impressionnant. Les lieux sont des terrains de l’État et du privé. Pour la deuxième phase, nous avons pris notre bâton de pèlerin pour nous assurer que nous ayons les ingrédients et la logistique nécessaires, et nous sommes confiants de les avoir. Il y a un tsunami vert provoqué par Projet de société depuis la conférence de presse qui a annoncé l’association Projet de société/êvéché de Port-Louis autour de l’initiative Plantons 200 000 Arbres en marge de la visite papale. Une page Facebook consacrée à Plantons 200 000 Arbres #AnouPlante a été lancée et une carte interactive de Maurice sera en ligne le 7 septembre pour informer de l’avancée des actions.

Baie-du-Cap : la mare aux déchets

pollution
Sous le pont de Baie-du-Cap se trouve une mare polluée. Des habitants mal avisés y balancent des débris : canettes de boisson, parapluies, plastiques, entre autres. Ce bassin verdâtre filtre l’eau du ruisseau, avant de la rejeter dans la mer, pourtant peu de gens connaissent sa valeur. 

Tuesday, September 3, 2019

Énergie des vagues



Passer à des sources propres et renouvelables d'énergie plutôt qu'à des combustibles fossiles est l'un des objectifs du Budget 2019/2020. Les chiffres de 2018 démontrent que la production d'électricité a augmenté de 0,4 %, passant de 3 120 GWh en 2017 à 3 132 GWh, dont 79 % (2 483 GWh) provenant de sources non renouvelables et 21 % (649 GWh) de sources renouvelables, selon les chiffres de Statistics Mauritius.






L'importation de combustibles composés de produits pétroliers (59 %) et de charbon (28 %) a représenté 87 % des besoins totaux en énergie primaire en 2018. Les 13 % restants provenaient de sources locales, à savoir la bagasse, l'hydroélectricité, l'éolien, le gaz d'enfouissement, le photovoltaïque et le bois de chauffage.
Pour commencer, à Maurice, un parc éolien a été installé à Plaine-des-Roches, huit nouveaux parcs solaires sont opérationnels et deux autres devraient être achevés d'ici l'année prochaine. En outre, plus de 2 500 systèmes solaires sur les toits ont été installés dans de grands bâtiments commerciaux et résidentiels, ainsi que dans des coopératives et des PME.
Parmi les autres initiatives clés, il y a l'installation d'une batterie de stockage de 4 MW qui sera portée à 18 MW d'ici 2020 afin d'accroître l'intégration des énergies renouvelables dans le réseau et l'installation de 10 000 panneaux solaires, dont 1 000 ont été installés, dans le cadre des projets solaires domestiques lancés en 2017, sur les maisons de familles à faibles revenus, qui bénéficieront mensuellement de 50 kWh d'énergie gratuite pendant une période de 20 ans.

Projets non-exploités

Mais les océanographes physiciens du Mauritius Oceanography Institute (MOI), qui ont travaillé sur le protype du convertisseur de l'énergie des vagues (wave energy converter), évoquent qu'il faut diversifier les sources d'énergie renouvelable. «L'énergie éolienne et solaire sont de nature intermédiaire et nos ressources terrestres diminuent, alors que le vent est plus constant. La situation géographique de Maurice est propice à l'exploitation de l'énergie des vagues», estiment-ils.
Ils ont de ce fait lancé un prototype de convertisseur et leur recherche détermine que le sud du pays est le site le plus approprié pour exploiter l'énergie des vagues. Leur appareil peut produire 500 W d'électricité. Un cinquième de cette production pourrait suffire pour alimenter un petit village.
L'énergie des vagues est au moins trois fois plus prévisible que l'énergie éolienne. La proximité des sites d'énergie est plus favorable et minimise les problèmes de transmission.
«Les projets des scientifiques sont lancés car ils sont intéressants. Ils réussissent à avoir des sponsors mais ne sont pas exécutés par la suite», a soutenu un membre de Business Mauritius lors du séminaire sur le lancement des prototypes jeudi dernier au MOI à Albion. La question est : le projet sera-t-il implémenté. Maurice exploitera-t- elle l'énergie des vagues ?
D'autre part, lors de son discours, Ivan Collendavelloo, le ministre de l'Énergie, a fait un appel au secteur privé pour financer ces projets mais qu'en est-il de la mise en oeuvre ?
Il y a eu plusieurs recherches sur l'offshore wind, au dire d'un membre du Mauritius Research Council (MRC). Mais comme le mentionne Tyagaraja Cunden, de la faculté de développement durable et ingénierie de l'université de Maurice, les projets offshore sont deux fois plus chers et nécessitent de grosses turbines, ce qui pourrait avoir un impact sur la beauté du pays alors que le taux du tourisme est déjà en baisse. Mais d'autre part, l'électricité produite à terre comparée à l'offshore est plus faible.
Par ailleurs, en 2013, une étude de faisabilité a permis de déterminer l'énergie potentielle des vagues de Maurice et autres. Éventuellement, en 2016 et 2017, Carnegie Wave Energy Ltd, un leader dans l'exploitation de l'énergie des vagues pour la production d'électricité et d'eau dessalée, a lancé en novembre 2015, en partenariat avec le MRC, le projet 'High Penetration Renewable Energy RoadmapWave Resource Assessment and Wave-Integrated Micro grid Design in Mauritius'. Le projet a été financé conjointement par Carnegie (19 %) et le gouvernement australien (81 %). Mais l'énergie des vagues n'a toujours pas été exploitée.

Objectif possible

Un Renewable Energy Roadmap 2030 a été lancé le 21 août avec l'objectif de permettre la production optimale d'énergie à partir de ressources renouvelables. Ce plan permet de tracer la voie du développement de technologies des énergies renouvelables, en diversifiant le mix électrique de Maurice et en adoptant des sources d'énergie plus propres.
Il fournit des informations sur les possibilités d'investissement à court et à long termes dans les énergies renouvelables, notamment le solaire, la biomasse, la valorisation énergétique des déchets, l'éolien terrestre, l'hydroélectricité, l'éolien offshore et les vagues. En outre, c'est bien d'avoir des objectifs mais il faudrait un premier pas de concrétisation.
Notre interlocuteur du MRC avance que nous devrions envisager l'exploitation de l'énergie des vagues et car il est possible d'atteindre un objectif de 60 % d'énergie renouvelable avant 2035 avec la modernisation du système d'alimentation.

Énergie des vagues: en attente d'un pas initial de concrétisation 




Monday, September 2, 2019

Energie des mers - prototype de 240 w pour Rs 100 000 (2500€)

Énergie houlomotrice : un prototype 100% mauricien 


Énergie houlomotriceL’exploitation de l’énergie houlomotrice représente un réel potentiel à Maurice.
Avec Rs 100 000, Maurice peut fabriquer un générateur d’électricité. Il s’agit d’une mini centrale utilisant l’énergie houlomotrice (des vagues). La technologie a été développée par sept scientifiques du Mauritius Oceanography Institute (MOI) et de l’Université de Maurice. Un prototype a été lancé jeudi à Albion. 
Les scientifiques, à savoir Olivier Pasnin, Jay Doorga, Sadien Murughen, Khishma Modoosoodun-Nicolas, Vishal Gooroochurn, le Dr Michel Roddy Lollchund et le Dr Doobayparsad Baijnath, ont travaillé pendant presque deux ans sur ce prototype 100% mauricien. Le Lead Researcher, Jay Doorga, souligne que l’appareil peut convertir l’énergie houlomotrice en électricité. Il affirme que le prototype a coûté Rs 100 000 et peut générer 240 watts d’électricité. « Si nous produisons en masse, le coût peut baisser à Rs 15 000 l’unité et fournir un village entier en électricité », explique Jay Doorga. 
Selon le président du conseil d’administration du MOI, le Professeur Prem Saddul, les vagues possèdent 12 fois plus d’énergie que le soleil. « Le potentiel est réel à Maurice », a-t-il affirmé.
D’ailleurs, le MOI travaille sur un système de pompage de l’eau à 4 degrés des fonds marins. Des recherches ont prouvé qu’un courant lent et froid en provenance de l’Antarctique vers l’Arctique passe très près de la côte ouest de Maurice. Cette eau sera utilisée pour un projet de Deep Ocean Water Application (DOWA). Il s’agit d’utiliser l’eau très froide pour refroidir les bâtiments.

Sunday, September 1, 2019

Clean up app


C'est son amour et sa passion pour la cause environnementale qui a conduit ce jeune inventeur à créer cette application. Comptant trois ans d'engagement à l'African Network for Policy Research, Advocacy and Sustainability (ANPRAS), une ONG locale engagée également sur le plan international, il se dévoue pleinement à apporter sa contribution à ce noble combat.

«Cette initiative a vu le jour lors d'une réunion entre le secrétaire de l'ONG, Raj Chintaram, et moi», nous indique Hansraj Mahiputlall. C'est en vue du World Clean Up Day que cette application a été mise sur pied. Dorénavant, dit-il, c'est plus facile de détecter des décharges illégales à Maurice, comme dans le monde. Les volontaires peuvent s'enregistrer pour les différentes activités organisées par ANPRAS, Let's Do It Mauritius et World Clean Up qui luttent toutes contre les dépôts sauvages.

153 décharges illégales

«L'application est toujours un 'ti baba'», plaisante le jeune homme. Mais elle est simple et se compose de trois onglets. Le premier onglet, «Let's Clean», permet d'avoir toutes les informations relatives à l'organisation et l'enregistrement à «Let's Clean Up Mauritius Challenge 2019», qui se tiendra le 21 septembre prochain, entre autres.

Le deuxième onglet, «Map a trash», conduit vers un lien où l'on peut télécharger une autre application hautement efficace, Trash Out. Elle permet de prendre une photo d'un endroit mal entretenu, d'insérer des détails précis comme la taille, la quantité, le type de déchet et la location exacte. Il a y également un autre onglet dans l'application Trash Out qui donne une indication sur les déchets repérés dans le monde ou encore par pays. Par exemple, à Maurice il y a 153 décharges illégales répertoriées et, pour l'instant, aucune n'a été nettoyée.

Pour Hansraj Mahiputlall, le travail ne s'arrête pas là. L'application étant encore en phase d'essai, elle sera bientôt dotée d'un chat room et d'un système de rang. «Les gens travaillant ensemble pour l'environnement pourront échanger sur une seule plateforme sans se tourner vers les réseaux sociaux. Une personne pourra, grâce au système de rang, choisir quel groupe rejoindre pour telle ou telle activité écolo», fait-il ressortir.

Tuesday, August 13, 2019

Reforestation : 350 mille arbres mis en terre à travers le pays depuis 2016 | Mauritius Broadcasting Corporation



Reforestation : 350 mille arbres mis en terre à travers le pays depuis 2016

 |  Posted by Shabneeze Oozee...  |  0

Le Ministère de l'Agro-industrie et du Forestry Service a mis en place des projets de reforestation. Depuis 2016, 350 mille arbres ont été mis en terre à travers le pays. Les autorités ont pour objectif de planter 100 mille arbres par an, soit un total de 500 mille arbres en 5 ans. Par ailleurs, le Forestry Service a aménagé des mini forets dans plusieurs régions telles que Bel Air et Grande Rivière Nord-ouest. Le but de ces projets est d'augmenter la superficie de nos forêts et d'atténuer les effets du changement climatique, comme nous l'explique Vishnu Tezoo, Conservateur des forêts du Forestry Service.