Showing posts with label transition écologique ile maurice. Show all posts
Showing posts with label transition écologique ile maurice. Show all posts

Thursday, April 27, 2023

Financement de la transition écologique à Maurice par la MCB

 

Nouvelle mission du cabinet UTOPIES qui accompagne la 1ere banque de Maurice sur la transition écologique. 

Bravo à cette banque pour son engagement ! 



Monday, April 3, 2023

Mauritius Plastic Challenge

 Lancement ce jeudi 23.03.2023 du projet Mauritius Plastic Challenge par Mission Verte


Nous vous invitons à découvrir le reportage du lancement sur :

https://mbcradio.tv/article/vid%C3%A9o-l%E2%80%99association-mission-verte-lancement-officiel-du-projet-mauritius-plastic-challenge


Et de découvrir la vidéo du projet :


Il s'agit d'une première pour Maurice - un projet national sur les enjeux du plastique à usage unique.



Les chiffres parlent d’eux même et la résistance s’organise :

- Loi bannissant certains plastiques à usage unique du Ministère de l’Environnement

- Label Sign’natir de Business Mauritius

- Roadmap for a waste plastic free Mauritius de la MCCI

- Club des acteurs de l’Economie Circulaire de l’AMM

- Assises de l’environnement, atelier plastique, salon de l’économie circulaire du Ministère de l’Environnement avec l’appui de l’UNDP et de l’UE

L’état et le secteur privé, s’organisent avec le souhait sincère de contribuer à un changement de paradigme.

Mais quelle est la réponse du citoyen ?

Noyé sous la multitude d’objets en plastique tantôt utile, tantôt dangereux, le citoyen de notre île ne sait plus quelle réponse apporter face aux défis que représente cette matière controversée.

Le projet Mauritius Plastic Challenge que nous portons a pour objectif de faire émerger une voix structurée du citoyen sur cet enjeu tant économique, sociétal, qu’environnemental. Cela en synergie avec les institutions et le secteur privé.

Pour ce faire durant l’année 2023, Freedom Plastic by Mission Verte, accompagné par des partenaires engagés va déployer ce projet ambitieux structuré autour de 2 axes :

1. La réponse du terrain

Engagé sur le terrain avec CARITAS, l’association formera et déploiera 5 ambassadeurs Plastique. Equipés de vélos cargo électriques ces « Ambassadeurs » auront pour mission de collecter cette matière dans les 5 villages sélectionnés. Cette mission consistera également à sensibiliser la population et accompagner les petits commerces dans leurs rapports avec le plastique et précisément voir comment éviter l’utilisation du plastique à usage unique ou vers quelles alternatives s’orienter.

Avec l’appui de partenaires recycleurs, 3 exutoires seront structurés et permettront de redonner une seconde vie localement à 3 types de déchets en plastique issus de la collecte. L’établissement de cette chaine (ou filière) démontrera qu’il est possible d’avoir localement une réponse qualitative face à ce qui auparavant était un déchet.


En décembre 2023, 20 personnes auront été formées et plus de 1000 personnes sensibilisées aux enjeux du plastique. C’est surtout 30 petit commerces accompagnés dans la réduction ou l’élimination du plastique à usage unique.

2. La campagne nationale

La Campagne Nationale qui sera déployée en parallèle permettra de créer un momentum grâce à un plan de communication offline et online multicanaux. Afin de maximiser son impact ce plan sera appuyé par une campagne de nettoyage mensuel dans des lieux à forte visibilité.

Afin de former et faire émerger une réponse citoyenne, 3 ateliers seront organisés avec l’appui d’experts qui présenteront les spécificités de ce matériau, tant les dangers que les solutions, qu’elles soient biosourcées ou d’évitement. Ces actions permettront de faire émerger une certaine réponse qui sera alors couplée aux recommandations collectées sur la plateforme en ligne de consultation citoyenne.

Toute cette initiative n’aurait pas de sens si nous n’incluons pas les nouvelles générations. C’est ainsi que 25 écoles et 2 universités seront accompagnées dans le déploiement du tri et de la collecte de plastique et à travers des techniques innovantes de sensibilisation grâce à la gamification et le storytelling. Au sein des Universités un référendum « Plastique » sera organisé pour engager au mieux ces établissements dans leur réponse.


Le rôle de la presse sera, comme toujours, capital pour l’appropriation au mieux du projet. C’est ainsi qu’un programme de formation sur le plastique pour une dizaine de journalistes permettra de s’assurer de la bonne compréhension et donc de la retranscription des enjeux et défis auprès de la population.

Le projet Mauritius Plastic Challenge sera tant pour conscientiser et former les citoyens de Maurice que pour faire émerger leur engagement et surtout l’apparition de solutions. Pour cela un concours d’idées et d’innovation sera organisé avec les acteurs Recherche et Développement du pays qui ont une certaine expérience (Innové Moris, incubateurs…)

Afin de marquer la fin du projet, l’expo-plastic déployée dans des endroits à fortes affluences présentera les solutions et les enjeux de notre île face au plastique à usage unique.

Au début de 2024, + de 20 personnes auront été formées à l’économie circulaire plastique, 5 personnes auront un emploi ou un complément de revenus permettant d’améliorer leurs niveaux de vies grâce à la Responsabilité Elargie des Producteurs de 3 objets en plastique. C’est surtout + de 3 000 personnes, étudiants, élèves, citoyennes et citoyens de la République de Maurice qui auront été impliquées dans le projet grâce aux diverses actions innovantes. Les ateliers et la plateforme collaborative auront permis la préparation d’un manifeste sur le plastique qui sera remis aux décideurs. C’est surtout + de 5 tonnes de matière collectée et 500 kg par mois d’évitement grâce aux alternatives, dont une de nos partenaires de l’Université de Maurice (UoM).

Rejoignez l’aventure ! - Pour plus d’informations : plastic@missionverte.org

Sunday, July 31, 2022

RP du Week-End 01.08.2022

 Bonjour à toutes et tous,

Voici de beaux articles qui démontre que Maurice continue à s'engager dans la transition écologique. Avec l'OTEC (Energies Marines des mers), l'agroécologie et la sécurité alimentaire ou le déploiement du tri à la source et donc de l'économie circulaire.

Merci au Mauricien.





Source : Le Week-End 31.07.2022

Wednesday, May 11, 2022

Jardins et potagers agro-écologique à Maurice

 


Déploiement de l'agroécologie à Maurice 


Initiative de Forma’Terra : les étudiants de La Confiance initiés à l’agroécologie


  • Pendant une semaine, ils ont travaillé en collaboration avec des jeunes du Lycée agricole Émile Boyer de la Giroday, de La Réunion
  • Les enseignants de cette institution secondaire également formés aux principes de l’agriculture durable

Dans le cadre d’un projet pédagogique, une équipe du Lycée agricole Émile Boyer de la Giroday de Saint-Paul, La-Réunion, est à Maurice depuis plus d’une semaine. Celui-ci consiste entre autres à mettre en place un projet d’agroécologie faisant partie intégrante de leur parcours de BTS en Développement et Agriculture des Régions Chaudes et BTS Technico-commercial agrofournitures. Pour cela, ils ont fait un échange avec le collège La Confiance, qui compte l’agriculture dans son programme d’études depuis 1970. Une semaine riche en échanges et en partage pour les deux groupes d’étudiants, qui insistent sur la nécessité pour les jeunes de s’engager dans l’agriculture durable.


Cet échange est le fruit d’une collaboration entre Forma’Terra, entité placée sous le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation français, qui gère le lycée agricole Émile Boyer de la Giroday, l’ambassade de France, le groupe Médine et le FAREI, de Maurice. Des formations à plusieurs niveaux ont ainsi été organisées dans le secteur agricole. Celle avec les étudiants relève d’une importance particulière, étant donné qu’il y a une certaine perception que les jeunes ne s’intéressent pas aux métiers de la terre.

Avec leur dynamisme et leur maîtrise des différentes techniques de l’agroécologie, les jeunes Réunionnais ont prouvé le contraire. Une passion et une connaissance qu’ils ont voulu transmettre à leurs camarades du collège La Confiance de Beau-Bassin. Didier Ramay, professeur d’agronomie et chargé de la coopération régionale au lycée, explique : « nous sommes un lycée technique offrant des formations de niveau BAC, ainsi que des formations supérieures courtes et des BTS et Licence Pro en agronomie, en agriculture biologique. Nous avons une certaine expertise pour tout ce qui est agriculture durable et en agrobiologie. Nous avons 150 jeunes en formation à partir de la seconde jusqu’à la licence professionnelle. »

Le projet à Maurice concerne deux classes de BTS. D’une part, ceux du BTS techno-commerciaux en agrofournitures. « Ce sont des jeunes qui vont travailler plutôt dans la vente de produits agricoles. » D’autre part, les jeunes du BTS Développement d’Agriculture en Régions Chaudes (DARC). « Donc, ce sont les techniciens, ce qu’on appelle les extensions, qui vont travailler dans des organismes pour développer une agriculture durable sur le territoire de La Réunion ou s’installer en tant que chef d’entreprise agricole. »

Dans le cadre de leur formation, les jeunes du BTS DARC ont un module professionnel intitulé projet agronomique. Celui-ci se fait généralement en dehors de l’île sœur. « Nous l’avons fait pendant des années en Afrique du Sud et, depuis cette année, on a décidé de le faire à Maurice », dit-il.  Pour cela, il fallait trouver un établissement qui était intéressé par un projet agronomique et qui avait une section agricole. « C’est l’ambassade de France qui nous a donc orientés vers le Collège La Confiance. On nous a dit que c’était un lycée qui avait un jardin expérimental, pédagogique, et que cela créerait de la dynamique et qu’on ferait une formation en agroécologie. »

Après discussions avec le SeDEC et la direction du collège La Confiance, un espace a été mis à la disposition des Réunionnais pour créer un jardin. « Nous avons dit aux jeunes : Voilà, vous avez cet espace. Vous devez former d’autres jeunes en agroécologie, comment allez-vous procéder ? Ils ont donc décidé de faire comme on l’avait fait en Afrique du Sud, c’est-à-dire une formation terrain, en créant un potager écologique où on pourra appliquer toutes les techniques actuelles de l’agroécologie», poursuit-il.  Cela implique l’utilisation de matières organiques, créer des associations de cultures pour les protéger, mettre des arbustes aromatiques, également pour la protection, faire du compostage, et ainsi de suite. « Surtout, c’est un projet participatif, avec des échanges mutuels. »

Un jardin sur 240 mètres carrés à La-Confiance avec différentes techniques de culture a ainsi été créé. Les étudiants, sous la direction de leurs enseignants, ont eux-mêmes mis en place les différentes cultures selon différentes techniques de l’agriculture durable. Tous les participants ont reçu une attestation de formation en agroécologie en fin de la semaine.

Les témoignages recueillis attestent que cet échange a été des plus enrichissants, en dépit du décalage d’âge entre les deux groupes. Ceux de La-Réunion ont en effet entre 20 et 22 ans, étant en formation post-BAC, tandis que les jeunes de La-Confiance de Grades 9 au 12 ont entre 15 et 19 ans et étudient l’agriculture.

Ryan Pragassa, étudiant en Grade 12 au Collège La-Confiance  note que « cet échange se passe très bien. Ce sont des gens très sympas et très intéressants. Ils partagent leur expérience avec nous sur l’agroécologie. » Lui, qui a étudié l’agriculture jusqu’au School Certificate, regrette cependant que cette matière ne soit pas au programme d’études au niveau de HSC. « Avec le Covid-19, il est devenu d’autant plus important de développer les compétences en agriculture », déclare-t-il.

Laika Boura, en BTS DARC 2e année au Lycée agricole Émile Boyer de la Giroday, confie qu’elle est contente de faire partie de ce projet. « Le but de cet échange pédagogique est d’aider à permettre aux jeunes ici de faire un jardin. Nous leur montrons plusieurs techniques pour cela. C’est enrichissant », dit-elle en avouant n’avoir pas choisi l’agriculture au départ. « C’est venu par défaut. Au début je n’étais pas très contente, mais par la suite, j’ai beaucoup aimé. Cela me plaît. Il y a beaucoup d’avenir pour les jeunes, surtout avec tout ce qui se passe en ce moment », concède-t-elle.

Jocelyn Coudret, chef du département d’agriculture, souligne que le projet a commencé à se mettre en place il y a trois ou quatre mois. « Nous avons eu des échanges avec des profs de là-bas, et même les élèves. Ils ont fait le plan de chez eux. Nous nous sommes là pour donner de l’espace. Ils nous ont demandé 300 m2, ce qui n’est pas difficile pour nous. Depuis lundi, ils travaillent en collaboration avec nos étudiants », dira-t-il.

Il avance que l’intérêt des jeunes pour l’agriculture varie en fonction de la situation. « Quand il faut faire de la théorie en classe, cela intéresse moins, mais dès que nous sommes dans le jardin à passer à la pratique, un dynamisme se crée », reconnaît-il. Le collège La-Confiance a su maintenir l’agriculture au programme depuis 1970 grâce à l’initiative de Frère Rémi et de Frère Anthony, ainsi que d’enseignants motivés qui encouragent les élèves, ajoute-t-il.

Avec les nouveaux Challenges, qui se présentent et la nécessité d’aller vers l’autosuffisance alimentaire, Jocelyn Coudret plaide pour que l’agriculture puisse être proposée également en HSC. « Il faut travailler sur un syllabus pour Cambridge. Il est grand temps d’y penser. Nos élèves sont très intéressés, nous avons eu l’occasion de produire des classés au niveau national et international. Parfois, ils veulent poursuivre, mais ils n’en ont pas la possibilité. D’autres poursuivent leur parcours au niveau de l’université », propose-t-il.

En parallèle à l’échange entre étudiants, deux formations en agroécologie so,nt au programme pour les formateurs en agriculture du collège La-Confiance, mais aussi du MITD et d’autres institutions. Deux formateurs en agroécologie de Forma’Terra ont aussi fait le déplacement à cet effet. Tous ceux qui ont participé à ce projet, étudiants aussi bien que formateurs, recevront une attestation en agroécologie.


L’agroécologie en question

Didier Ramay explique que l’agroécologie est l’avenir de l’agriculture. « À Maurice comme à La Réunion, on est dans des milieux tropicaux insulaires restreints et très dépendants des intrants. On s’est rendu compte qu’on avait des écosystèmes extrêmement riches, avec l’écosystème matin et les forêts tropicales, etc. », fait-il comprendre.

Jusqu’ici, on utilisait beaucoup d’intrants chimiques, des pesticides, des engrais, et ainsi de suite. « Non seulement cela nous rend dépendant de l’extérieur, mais cela a un impact sur la santé humaine, les ressources en eau, la biodiversité, etc. », ajoute-t-il.

Le but de l’agroécologie est de réduire l’impact négatif de l’agriculture conventionnelle sur le territoire et d’aller vers une agriculture saine, qui donne des produits sains et qui utilise des matériaux locaux. « Par exemple, on peut remplacer un engrais pour remplacer de l’azote par une matière organique locale, comme le composte ou des effluents d’élevage. Cela libère de l’achat d’azote sous sa forme chimique. »

Même chose pour le phosphore et le potassium. On valorise tous les déchets verts. « Par exemple, ici, à La-Confiance, il y a aussi un petit élevage de volailles, nous en valoriserons les effluents. En même temps, c’est le recyclage des déchets organiques dans le potager. Nous avons également mis en place des systèmes de protection pour favoriser la diversité et protéger les cultures des insectes auxiliaires. »

Un espace périphérique a ainsi été créé avec des plantes aromatiques pour l’accueil de ces insectes auxiliaires de ravageurs de culture. « Nous faisons de l’association de cultures également, pour éviter la monoculture, qui favorise parfois des attaques massives d’insectes. Le but, c’est de réduire à zéro les intrants chimiques et de pouvoir dire aux consommateurs qu’ils mangent des légumes sains, bons pour la santé. »

Didier Ramay ajoute que La-Réunion a déjà commencé sa transition agroécologique. « Ici aussi il y a des projets dans ce sens, notamment le projet Vélo Vert ou le programme SMART de la Chambre d’agriculture. Je sens qu’il y a un dynamisme à Maurice, qui veut cultiver différemment. Il faut arrêter l’utilisation massive des intrants, des polluants, qui provoquent des problèmes de santé dans la population. » Il ajoute qu’il faut apprendre à cultiver comme le faisaient nos ancêtres, de manière autonome, et avoir une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé. « C’est cela l’agroécologie. »


Les jeunes et l’agriculture

Alors qu’on parle souvent de désintéressement des jeunes pour le travail de la terre, Didier Ramay précise qu’à son établissement, le problème ne se pose pas. « Le métier d’agriculteur a toujours été associé à l’échec, donc à une vision un peu négative. Métier dur, dans la terre, dans la boue, à petite échelle et qui ne rapporte pas grand-chose. Des gens qui ne sont pas dans un système social qui leur permet de prendre des vacances, d’avoir une voiture, etc. Nous, on a contourné le problème pour dire qu’un chef d’entreprise agricole peut être l’équivalent d’un commerçant, d’un employé de bureau, mais il faut lui donner les moyens d’accéder aux marchés locaux et à l’exportation. »

Pour cela, ajoute-t-il, on forme des jeunes en agriculture et on leur donne des diplômes technologiques, qui permettent d’accéder aux terres, de les développer et d’avoir la fierté de nourrir la population. « J’ai noté que les jeunes de La-Confiance sont venus travailler pendant leurs vacances. Ils sont là tous les jours à 8h et sont assez fiers de participer à ce projet. Ils sont donc intéressés. L’idée est de les qualifier par un vrai diplôme. »

Il dit avoir noté qu’à Maurice, il n’y avait soit pas de diplôme soit de diplômes très élevés. « C’est-à-dire, d’une part, que vous avez les petits ouvriers qui vont reprendre la culture familiale et, de l’autre, des agronomes universitaires. Et là, ce sont plutôt des cadres, et ils ne sont pas dans les champs. » Selon lui, il faut avoir un diplôme intermédiaire comme le BAC Pro pour maîtriser la pratique ou le BAC Technologique, pour les pratiques innovantes, et le BTS, pour valoriser les produits agricoles.


Les principes du Wicking Bed ou bacopotager

Jérémie Jonové, de la filière BTS DARC, est très appliqué dans la réalisation d’un Wiking Bed. Il explique les principes de cette méthode de culture, adaptée surtout pour ceux qui vivent en appartement ou qui n’ont pas d’espaces cultivables.

« Pour réaliser le Wicking Bed, il nous faut un cadre, dans lequel on installe un plastique étanche à l’intérieur pour que l’eau ne s’écoule pas. Ensuite, on dispose des graviers ou des morceaux de galets, pour que cela garde l’eau à chaud », explique-t-il.

Ensuite, on place un géotextile ou un bout de tissu sur les graviers pour empêcher la terre et les graviers de se mélanger. En dernier lieu, on dispose la terre mélangée avec du fumier. « Le principe du Wicking Bed est de ne pas utiliser d’intrants. Ce type de culture est adapté pour les personnes en appartement. On peut y cultiver des salades, des aromates, des oignons verts, mais pas d’arbustes », poursuit-il.

Un tuyau est placé en vertical dans le Wicking Bed. « On verse l’eau dedans et, avec le soleil et la vapeur, ça va monter par capillarité pour nourrir les plantes. Cela permet aussi de ne pas irriguer tous les jours. L’eau dans le bac peut durer jusqu’à un mois. Donc, il y a moins d’entretien. »

Jérémie Donové conclut que c’est un plaisir pour ses amis et lui d’être là, pour partager leurs connaissances avec d’autres jeunes. « L’agriculture est une filière qui a de l’avenir. D’après ce que j’ai compris, il n’y a pas beaucoup de jeunes qui étudient l’agriculture à Maurice. Notre but, justement, est de les ramener vers la terre. Les élèves de La Confiance sont très motivés. C’est encourageant pour nous. »

Source: Initiative de Forma’Terra : les étudiants de La Confiance initiés à l’agroécologie | Le Mauricien



Source : L'express du 11.05.2022

Sunday, February 20, 2022

Freedom Plastic - Recyclage local de plastique - Fablab de l'économie circulaire

 

Bonjour,


Voici un beau projet inauguré en février 2020.

Freedom Plastic permet de redonner vie au plastique à usage unique.

Plus d'informations sur : www.freedom-plastic.com


Bravo à Mission Verte








Wednesday, September 18, 2019

MOI : énergie renouvelable de l'océan

Jay Doorga, océanographe : «Maurice doit montrer la voie en matière d’énergies renouvelables»


Jay Doorga
Le Mauritius Oceanography Institute (MOI), à Albion, a lancé en début du mois de septembre un prototype d’une mini centrale qui utilise l’énergie des vagues pour produire de l’électricité. Jay Doorga, Lead Researcher et Physical Oceanographer au MOI, estime que l’avenir des énergies renouvelables passe par l’océan.
Comment a germé l’idée de créer une mini centrale basée sur l’énergie houlomotrice ?
Ce projet s’insère dans le cadre d’une série d’études que le MOI a menée au cours de ces dernières années. Auparavant, nous avions mis en place des « wave and tide recorder » dans des endroits stratégiques à travers le pays afin de mesurer la hauteur des vagues. D’ailleurs, l’un des objectifs du MOI c’est de fournir au gouvernement des données précises dans différents domaines de l’océanographie. Nous avons ainsi voulu pousser nos études plus loin en venant de l’avant avec un dispositif qui capte l’énergie des vagues afin de produire de l’électricité. Il faut aussi comprendre que Maurice consomme beaucoup en termes d’énergies fossiles et il est impératif de diversifier nos ressources énergétiques.
Quels sont les endroits dits stratégiques ?
Les études sont principalement menées à Flic-en-Flac, Le Morne, Trou-d’Eau-Douce, Tamarin et Grand-Baie. Cela dit, notre but c’est de couvrir le plus de régions possibles dans le but de catégoriser le régime des vagues. Récemment, le MOI a publié un article dans un journal en Allemagne axé sur la surveillance des régimes d’onde des vagues autour de Maurice mais les points de collecte des données étaient espacés. À présent, nous souhaitons diminuer la distance entre ces points pour affiner les données. 
Pouvez-nous expliquer le fonctionnement de la mini centrale ?
Il existe plusieurs dispositifs de ce genre construits selon les normes internationales. Celui que nous avons mis au point est basé sur un système à colonne d’eau oscillante. Il se compose d’un socle non immergeable sur lequel est rattaché un générateur. À chaque fois que l’eau de mer se déplace dans le dispositif, une « colonne » d’air est poussée vers le haut de l’appareil et permet de faire fonctionner le générateur d’électricité.
orsque la vague et l’air se rétractent, la turbine tourne dans l’autre sens et continue à produire de l’énergie. Il faut saluer l’excellent travail accompli par les chercheurs de l’Université de Maurice qui ont travaillé sur le circuit électronique de la mini centrale. 
Quelle est sa capacité de production ?
Actuellement, la mini centrale peut produire jusqu’à 200 watt d’électricité mais elle a la capacité d’en produire 300W. Néanmoins, cela dépend aussi du générateur que nous avons utilisé. On a opté pour un projet à budget « low cost » et le coût pour mettre au point ce dispositif nous est revenu à environ Rs 25 000 ce qui est très abordable. Notre objectif est d’exploiter ce concept au maximum afin que les Mauriciens puissent en profiter surtout ceux résidant dans les villages côtiers.
La position géographique de Maurice dans l’océan Indien est idéale dans la mesure où nous avons des vagues propices à la production d’électricité grâce au «South-East Trade Wind».
Une fois en mer, quels sont les coûts associés à ce dispositif ?
Uniquement des coûts indirects comme par exemple les frais associés pour le « monitoring » de la centrale. Sinon, l’appareil lui-même ne gère aucun coût.
Pensez-vous que Maurice peut miser en partie sur cette technologie pour produire de l’électricité dans l’immédiat ?
Oui, je le crois fermement car on est entouré par la mer et c’est notre ultime ressource. Aujourd’hui, la grille énergétique se compose d’environ 80% de combustibles fossiles qui commencent aussi à s’épuiser. L’avantage avec la mer c’est que l’énergie produite par les vagues est constante contrairement à l’énergie solaire qui est exploitable uniquement le jour. Parallèlement, la position géographique de Maurice dans l’océan Indien est idéale dans la mesure où nous avons des vagues propices à la production d’électricité grâce au « South-East Trade Wind ». Il nous faut tirer avantage de cela car le dispositif que nous avons mis en place n’a besoin que des vagues de 1 à 1,5 mètre pour fonctionner.
Quel est le potentiel de Maurice dans ce domaine ?
À Maurice, nous avons trois facteurs qui expliquent la création des vagues : les conditions cycloniques, le South-East Trade Wind et des houles. Dans le Nord, les vagues sont générées principalement en périodes cycloniques tandis que dans le Sud, elles sont produites tout au long de l’année. Dans le sud-ouest du pays, nous avons les fortes houles qui viennent du Pacific. Donc, le potentiel réside dans l’exploitation des régions du Sud à l’instar de Baie-du-Cap. Les petits villages se trouvant dans cette région pourront facilement être alimentés en électricité par l’énergie houlomotrice.
Se tourner vers l’énergie des vagues permettrait-il de faire baisser le tarif d’électricité à Maurice ?
Oui. Comme je l’ai dit, nous utilisons environ 80% de combustibles fossiles pour produire de l’électricité. Si nous parvenons à diversifier nos ressources énergétiques, il est certain que le coût relatif à la production d’électricité par les combustibles va baisser. 
Le gouvernement dit vouloir miser au maximum sur les énergies renouvelables mais certains projets tardent à se concrétiser. Craignez-vous que le projet du MOI ne soit pas mise en œuvre ?
Le gouvernement n’a de cesse exprimé le souhait de se tourner vers le « green energy » et j’aimerai souligner que le ministère de l’Économie océanique a approuvé ce projet en 2017. Le MOI souhaite à présent exporter ce concept à Agalega et je suis certain que cela va séduire plus d’un car le projet englobe deux aspects clés : l’exploitation de l’océan et les énergies renouvelables. Actuellement, Agalega est alimentée en électricité grâce à des générateurs.
Toujours dans le domaine maritime, Maurice peut-elle exploiter l’énergie marémotrice ?
À Maurice, le régime des marées est très bas. À titre d’exemple, la différence entre la marée haute et la marée basse est de 50 cm seulement alors que dans d’autres pays, elle peut atteindre 7 m. Mais il existe différents types de technologie pour exploiter l’énergie des marées comme celle utilisant les barrages ou les détroits. Mais à l’avenir, Maurice peut songer à exploiter l’énergie produite par les courants d’eau surtout dans le sud du pays.
À l’avenir, comment voyez-vous le paysage énergétique à Maurice ?
Il est impératif de se tourner vers les énergies renouvelables vu l’impact du réchauffement climatique sur notre environnement comme la fonte des glaces, les incendies de forêt ou encore l’accélération du processus de désertification. Je pense que Maurice doit montrer la voie en matière d’énergies renouvelables car les ressources sont déjà là. Il suffit de commencer à les exploiter. 

Thursday, September 12, 2019

Campagne de reboisement

Campagne de reboisement - Malenn Oodiah : «Il y a un tsunami vert provoqué par le projet de société»


Projet de sociétéProjet de société, créé par Malenn Oodiah, qui a lancé l’initiative Plantons 100 000 arbres en janvier 2019.
Projet de société ou simple initiative ? Quoi qu’il en soit Malenn Oodiah compte planter 200 000 arbres à travers le pays. Il profite de la visite du pape pour accentuer la campagne. 
Comment comptez-vous planter 200 000 arbres ?
Projet de société a lancé l’initiative Plantons 100 000 arbres en janvier 2019. Nous avons communiqué dessus sur notre page Facebook et à travers une vidéo qui a enregistré à ce jour près de 28 000 vues. Une affiche résumant les bienfaits des arbres a été largement et régulièrement publiée et partagée sur les réseaux sociaux. Nous avons commencé à planter dans plusieurs endroits du pays avec le concours d’organisations, d’institutions et d’habitants jusqu’à l’arrivée de l’hiver, qui est la saison sèche. Durant cette première phase, nous avons planté dans plusieurs localités : Corps-de-Garde, Richelieu, Pointe-aux-Sables, Chebel, Triolet, Mon-Vert, Ebony Forest à Chamarel pour ne mentionner que ces endroits. Pour la Journée internationale de l’Environnement, nous avons tenu une conférence de presse avec le Conseil des religions qui a soutenu cette initiative. Par la suite, nous avons procédé à un bilan de la première phase et avons revu à la hausse l’objectif pour passer à 200 000 arbres. 
Où comptez-vous planter les arbres ?
À travers la République. À ce jour, je peux vous dire que nous toucherons pour le coup d’envoi du 14 au 15 septembre plus de quarante localités, Rodrigues comprise. Ce mouvement va s’étendre pendant les week-ends jusqu’à la fin de décembre. Nous étudions la possibilité d’envoyer des plants à Agalega bientôt. Tout le programme repose sur la collaboration. Y compris une collaboration avec ceux qui n’ont pas attendu l’initiative Plantons 200 000 arbres pour planter des arbres et entreprendre un reboisement de l’île, à l’exemple de Forena, de Friends of the Environnement, d’Ebony Forest. 
Partout, dans le pays, il y a un désir des citoyens pour soutenir, s’associer et participer au mouvement. Nous plantons et planterons là où les terrains sont disponibles : lieux de culte, espaces publics, écoles et collèges, entreprises, le long des rues. Il ne faut pas oublier que le tout n’est pas de planter, mais aussi de s’assurer que l’on prend soin des plantes par la suite. Nous lançons ainsi un appel au public pour veiller à ce que ces plantes soient protégées, afin qu’elles puissent apporter des bienfaits à tout le monde. 
Quels types d’arbres seront mis en terre ?
D’abord des plants endémiques et indigènes, mais aussi des plants exotiques dont des arbres fruitiers et des plantes ornementales. Nous allons profiter de l’occasion pour embellir le pays. Ainsi, en plus de 200 000 arbres, nous allons planter des arbustes, des couvre-sols, des lianes. 
Quel sera l’apport des arbres ?
Un arbre absorbe du CO2, produit de l’oxygène, absorbe l’eau de pluie, améliore la qualité de l’air. C’est l’arme naturelle la plus puissante pour lutter contre le réchauffement climatique.  200 000 arbres adultes c‘est 26 000 tonnes d’oxygène produites en un an, 5 000 tonnes de CO2 absorbées par an, 2,2 milliards de litres d’eau absorbés par an, et le potentiel de refroidissement de deux millions de climatiseurs.
De quelles logistiques disposez-vous ?
Pour planter il faut essentiellement trois séries d’ingrédients : les bras, les lieux et les plants, un moyen de transport et des outils. Les bras sont ceux de divers volontaires : des Scouts, des élèves de l’école Vatel, des habitants des localités concernées et d’ailleurs. Le département Bois et forêts et d’autres pépinières du privé de même que des particuliers nous ont fourni des plants. Il y a des citoyens passionnés de la nature qui ont fait ou vont faire des donations. 
L’amour des Mauriciens pour les arbres et les plantes en général est impressionnant. Les lieux sont des terrains de l’État et du privé. Pour la deuxième phase, nous avons pris notre bâton de pèlerin pour nous assurer que nous ayons les ingrédients et la logistique nécessaires, et nous sommes confiants de les avoir. Il y a un tsunami vert provoqué par Projet de société depuis la conférence de presse qui a annoncé l’association Projet de société/êvéché de Port-Louis autour de l’initiative Plantons 200 000 Arbres en marge de la visite papale. Une page Facebook consacrée à Plantons 200 000 Arbres #AnouPlante a été lancée et une carte interactive de Maurice sera en ligne le 7 septembre pour informer de l’avancée des actions.

Baie-du-Cap : la mare aux déchets

pollution
Sous le pont de Baie-du-Cap se trouve une mare polluée. Des habitants mal avisés y balancent des débris : canettes de boisson, parapluies, plastiques, entre autres. Ce bassin verdâtre filtre l’eau du ruisseau, avant de la rejeter dans la mer, pourtant peu de gens connaissent sa valeur. 

Monday, April 15, 2019

EnR : 170 MW sur le réseau en 2020



Énergies renouvelables : 170 mégawatts d’énergie verte sur le réseau d’ici 2020


ceb
Le Central Electricity Board (CEB) veut accroître la part d’énergies renouvelables sur le réseau. Cependant, l’organisme doit vite passer à la vitesse supérieure, car le gouvernement dispose de moins de six ans pour atteindre l’objectif des 35 % qu’il s’est fixé.
Plusieurs projets sont en cours par des promoteurs et le CEB se démène pour accommoder ces fournisseurs sur le réseau.
Outre les promoteurs, les particuliers et les entreprises bénéficiant du plan Home Solar contribueront grandement à ce réseau. C’est du moins ce que nous confie Chavan Dabeedin, directeur de la distribution et du transport au CEB. Il explique que la contribution des énergies renouvelables sur le réseau tourne autour de 77 mW. Avec les autres projets, le CEB espère accueillir 100mW de plus sur un réseau, dont la part moyenne des énergies renouvelables se situe dans une fourchette entre 18% et 20%.
Or, le CEB ne peut plus se fier à l’hydroélectrique. « Il n’y a plus de site propice ni de projet d’hydroélectrique à Maurice », soutient Chavan Dabeedin. Maurice a donc atteint son pic en matière d’hydro énergie. Les techniciens se tournent à présent vers la photovoltaïque et l’éolienne. Comme le souligne le directeur de la distribution au CEB, le pays possède suffisamment de terrains non fertiles pour accommoder ces centrales. Le CEB dispose de six ans seulement pour atteindre 35% de part d’énergies renouvelables.
Quant à l’énergie des vagues, il faudra attendre que ce type d’énergie fasse ses preuves tant au niveau de fiabilité qu’au niveau financier.
Cependant, en accommodant autant d’énergie intermittente sur le réseau, le CEB s’expose à un problème de fiabilité. D’où l’installation d’un système informatisé sur le réseau pour prévenir et contrôler les intermittences.  Dans un premier temps, le CEB augmente la capacité de ses trois centrales tournant au fioul : St-Louis, Fort Victoria et Fort George.

PMU

Ensuite, il est passé à la phase de correction des fréquences. Par exemple, lorsque la puissance d’une ferme photovoltaïque baisse à cause du mauvais temps, les centrales conventionnelles pousseront plus de puissance pour corriger le manque. Ce procédé est informatisé grâce à la PMU (phasor measurement unit) qui a été installée dans cinq zones à Maurice et au AGC (automatic generation control). La PMU, qui fonctionne à travers un système de GPS, est placée sur les lignes. Elle a pour but de prévoir les intermittences et envoyer un diagnostic continuel au CEB. Lorsque l’appareil détecte une baisse de puissance, un signal est envoyé vers l’AGC. Lequel a pour mission d’augmenter le temps de réaction des moteurs du CEB qui compensent la chute de puissance dans le but de garantir une fourniture constante.
Ensuite viennent les batteries. Le CEB a installé 4 mW de batteries : 2 mW à Amaury et 2 mW à Henrietta. La semaine dernière, les procédures d’appel d’offres ont été fermées pour l’installation de batteries pouvant stocker une capacité de 14 mW additionnels. Le but étant de stocker l’énergie produite par les fermes et les unités photovoltaïques. Ceci dans l’optique de diminuer la dépendance sur les énergies fossiles, même pendant la nuit.

Liste des projets à venir

Selon la planification du CEB ajouté aux projets existants, ces installations devraient pousser la contribution de l’énergie renouvelable à 170 mW.
  • Ferme éolienne de Plaine-Sophie : 29,4 mW – prévue pour avant fin 2019
  • Ferme photovoltaïque de Henrietta : 17,554 mW – autorisée à opérer en février 2019
  • Ferme photovoltaïque de Petite-Rivière – 4,992 mW – prévue pour juillet 2019
  • D’ici 2022, 10 000 individus bénéficieront chacun d’un kit d’un kilowatt (kW) de photovoltaïque dans le cadre du projet Home Solar du CEB.
  • À la fin de 2019, 2000 PME seront dotées de kits photovoltaïques d’une capacité de 2 kW chacune.
  • CEB Green Energy installera une ferme solaire à Henrietta : la phase 1 sera d’une capacité de 2 mW et la phase 2 sera d’une capacité de 10 mW prévue pour août 2019.
  • Les Small Scale Distributed Generations (SSDG) contribueront à hauteur de 5 mW.

Wednesday, April 3, 2019

Clean up campaign d'Eco Youth

Clean Up Campaign d’Eco Youth à Eau Bleue : bravo les jeunes !


Clean Up Campaign d’Eco Youth à Eau BleueLes jeunes ont passé leur dimanche à ramasser 10 gros sacs d’ordures.
Ils aiment leur pays et ils la protègent. C’est pourquoi ils ont sacrifié une partie de leur journée de dimanche pour se rendre à Eau Bleue et ramasser les ordures laissées ci et là par des piqueniqueurs et autres visiteurs sans vergogne. Cette initiative revient aux jeunes du groupe Eco Youth avec le soutien du Rotaract Club de Mahébourg et de Rose-Belle.
Sur leur page Facebook, ils montrent que 10 gros sacs n’ont pas suffi pour ramasser les déchets et expliquent que 60% de ces déchets sont du plastique.
Depuis quelque temps, les habitués des lieux postent régulièrement des photos de l’état déplorable dans lequel les piqueniqueurs laissent les lieux. Sur place, on retrouve une grande quantité de bouteilles en plastique, des conteneurs de nourriture, des cannettes, des bouteilles d’alcool, des couches et des mégots de cigarette.
Les photos de cette campagne de nettoyage postées sur Facebook ont été partagées par de nombreux internautes afin de soutenir cette initiative et encourager d’autres actions semblables, mais également pour conscientiser les citoyens à ne pas jeter leurs ordures partout et respecter l’environnement. Espérons que le message de ces jeunes ne tombe pas dans l’oreille de sourds et que nos autorités réagiront…

Tuesday, April 2, 2019

Zero Waste

Ordures: ce qu'il faut faire pour en réduire l'impact #LexpressApp
https://www.lexpress.mu/article/350426/ordures-ce-quil-faut-faire-pour-en-reduire-limpact


Cette jeune femme de 25 ans a fait des études de Graphic design et de photographie en Australie et a travaillé en entreprise dans le domaine du design pendant deux ans avant de se mettre en freelance en 2017.
Cette jeune Mauricienne a lancé Reduce Waste Mauritius depuis mars 2018 avec pour but de réduire l'impact des déchets sur la planète et inspirer d'autres à le faire. «Reduce Waste Mauritius est un blog, une page Instagram et Facebook où je poste des idées, des adresses et des recettes sur comment réduire ses déchets dans la vie de tous les jours», explique-t-elle.
«En mars 2018, après un voyage en Australie, j'ai déci- dé de partager aux gens ma façon de vivre sans déchets. Je me suis dit que si moi je pouvais le faire, tout le monde pouvait le faire également.»
Elle a décidé d'aller plus loin que le simple fait de partager ses idées sur les réseaux sociaux. Dans le courant de l'année à venir, elle va transposer son idée, qui est née sur le web, en mettant en place une structure. «La boutique est une idée de mes followers, qui trouvaient compliqué de se déplacer aux quatre coins du pays pour avoir les différents produits afin de réduire l'impact des déchets», raconte Fabienne Harel. «Le magasin sera un point de vente regroupant en un seul endroit tous les petits acteurs du zéro déchets à Maurice.»
«Si on n'implique pas les gens, d'ici 50 ans, il y aura plus de plastique dans les océans que de poissons.»
Et pour donner le bon exemple, Fabienne Harel a pris des habitudes particulières pour réduire ses déchets. «Je fabrique tous mes produits ménagers, mon dentifrice, mon shampooing, j'achète mes savons artisanaux», explique la jeune femme. «Je fais aussi mes courses en vrac le maximum possible. Si je dois acheter des aliments au supermarché, j'essaie de prendre des marques sans plastique.»
Ses proches font aussi partie de ce mouvement car la solution n'est pas de forcer les gens à être partie prenante du concept zéro déchet. «Il faut que ça vienne du cœur, c'est là que c'est le plus efficace», lance Fabienne Harel.
Mais c'est particulièrement au niveau des mentalités qu'il y a encore du travail à faire aux dires de Fabienne Harel, surtout dans l'éducation de ne pas se débarrasser des ordures n'importe où. «Mais nous sommes sur la bonne voie. On ne peut nier que beaucoup de compagnies et individus font beaucoup d'efforts allant dans le sens de l'écologie.»
Avant de conclure que «si on n'implique pas les gens, d'ici 50 ans, il y aura plus de plastique dans les océans que de poissons. J'aurais aimé que mes enfants connaissent le monde comme moi je l'ai connu et, mieux encore, comme mes grands-parents l'ont connu».