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Tuesday, June 21, 2011

Absent de cette consultation : SAVON VERT Mais j'y serai !!

Bonjour a tous !

Voici quelques jours que j'essaye de trouver des informations sur les consultations. Et je me doutais que nous avions raté le début. Alors soit je suis vraiment mauvais et n'ai pas de contact du tout, soit je suis aveugle...Mais je n'ai pas reussi ma mission qui consistait a intégrer un de ces groupes de travail pour la consultation MID.
Je ne desespere pas, et ce soir je souleve montagne et cartes de visites.
Mais cela prouve bien une chose : Le manque de centralisation des activités, initiatives, projets, ... tournant autour d'un theme qui est pourtant primoridal pour notre ile : l'Environnement.
Combien de groupe facebook ont fleuri ? Combien de site Internet sont apparus ? D'ONG ? d'Eco-sociéte ? De Blogs ?
Oui, des dizaines. Et par exemple un groupe Facebook comme celui Pla'nett Moris represente 135 Fans, celui de Mission Verte : 212 fans, Amoris Environnement : 459 fans, followers de Savon vert 1780 Visites pour le mois de mai ... Ou je veux en venir ? Au point que nous sommes des milliers d'activistes...mais qui oeuvrent chacun dans son coin.
Attention ne vous meprenez pas, nous oeuvrons tous dans la meme direction. Mais il manque un petit quelque chose pour tous nous reunir.

Il existe bien Platforme moris lenvironment, mais malheureusement peu d'activité.

AMORIS se bat également de son coté en essayant de creer une Synergie, comment ? En lancant un FORUM , une carte google localisant les decharges et bennes de recyclage, mais leur derniere initiative : Transformer leur locaux en Green Hub. Un bureau de 2 etages a Quatres Bornes, pret a accueillir les eco-sociétés, et autres ONG.  Et ca fonctionne ! Pour preuve, www.ecobuilding.mu c'est installé et commence a passer le message.

Bref, treve de bavardages.

Voici l'article de notre eco-journaliste préféré : Nicholas Rainer

Ghislain Gomart : «Il faut placer les Mauriciens au coeur du processus MID»

Les groupes de travail ont commencé à se réunir la semaine dernière. Comment la série de consultations s’annonce-t-elle ?
Elle a très bien démarré. Il y a six groupes de travail qui couvrent les thématiques de MID 5 E défi nies par le Premier ministre : Energie, Environnement, Education, Emploi et Equité. Nous avons créé deux groupes pour l’Environnement parce qu’il a deux thématiques très différentes, en l’occurrence la biodiversité et les ressources naturelles d’une part et la pollution, les déchets et la santé, d’autre part. Nous sommes aujourd’hui []NdlR : vendredi] à la quatrième journée de travail. Les salles sont pleines, tous les gens participent très activement. On m’avait laissé entendre qu’à Maurice les gens partiraient après le déjeuner mais ce n’est pas du tout ce que j’ai constaté. On termine à 17 h 30 tous les jours.
Et qu’est-ce qui vous a le plus frappé jusqu’ici ?
Par rapport à l’expérience que j’avais du Grenelle de l’Environnement, c’est la sérénité des débats et des relations entre les personnes qui m’a le plus frappé. Lors de la première journée du Grenelle, c’était plus tendu et conflictuel. C’est plus apaisé ici et donc on commence sans cette période où il faut que les gens s’accoutument les uns aux autres. Cela a commencé très vite.
Parlons du Grenelle justement. Quel était votre rôle lors de ces grandes négociations ?
En tant que conseiller du ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, Jean-Louis Borloo, j’étais un peu la petite pièce au milieu de l’énorme mécanisme. Nous étions deux conseillers spéciaux à inventer, développer, lancer, organiser et faire en sorte que le Grenelle de l’Environnement soit à la hauteur des espérances.
Quel bilan faites-vous du Grenelle ?
Nous avons effectué un bilan objectif il y a quelques mois. Pour les trois ans de la conclusion des accords du Grenelle, on a fait revenir les présidents des groupes de travail accompagnés d’un cabinet sélectionné par appel d’offres. Ils ont regardé tout ce qui avait été fait par rapport aux 268 engagements qui étaient ressortis des négociations. Ainsi, 20 % avaient été totalement réalisés, 60% étaient en cours de réalisation dans le délai accordé et 20 % posaient problème : soit ils n’avaient pas été entamés, soit ils l’avaient été mais une solution n’avait pas pu être trouvée finalement. Entre-temps, on a connu la crise économique mondiale. Dans certains cas, c’était un facteur d’accélération puisque dans les plans de relance, on a maximisé les engagements verts et l’économie verte.
Quels sont les erreurs du Grenelle que vous ne souhaiteriez pas reproduire à Maurice ?
C’est un processus qu’on avait dû inventer en marchant. En arrivant à Maurice, je sais comment cela marche et je n’ai donc pas ces soucis-là. En revanche, on a eu un souci qui ne se pose pas de la même façon à Maurice. On avait engagé des parlementaires dans tous les groupes de travail – un parlementaire de la majorité et un de l’opposition. Compte tenu de la puissance de la démocratie représentative avec toute la société civile et le poids que lui avait donné le gouvernement, ils ont considéré qu’il y avait trop de choses qui se décidaient en dehors de la représentation nationale. C’est la raison pour laquelle on a dû ensuite ramener tous ces engagements au Parlement et demander aux membres de les valider. Il y a eu la loi dite Grenelle I qui était la reprise par les parlementaires des propositions et qui était une loi d’orientation validant à 98 % tout ce qui avait été décidé par la société civile. Si on devait refaire le Grenelle, il aurait fallu davantage engager les parlementaires dans les débats de façon à ce que la confrontation démocratie participative-démocratie représentative ne soit pas aussi forte.
Est-ce votre souhait justement qu’à l’issue de ces ateliers de travail, le Parlement propose une loi formalisant leurs propositions ?
Tout ne relève pas de la loi. L’exercice qu’on fait ici n’est pas exactement le même. Certes, la séquence des groupes de travail et les thématiques sont précisément les mêmes. En revanche, voici ce qui diffère : viendront des consultants qui reprendront tous ces rapports pour essayer d’élaborer un projet stratégique de développement durable. Le projet reviendra ensuite devant les acteurs des groupes et, finalement, le gouvernement. Si celui ci valide la stratégie, il y a certainement des choses qui seront soumises au Parlement.
N’y a t-il pas un risque que ce qui a marché en France ne marchera pas forcement à Maurice ?
L’avenir le dira. Il y a longtemps que MID a été lancé et il y a eu un Green Paper en avril. La question était de savoir comment relier la première phase du processus MID avec la suite pour arriver à des conclusions concrètes, à un plan d’action que ne proposait pas le Green Paper. J’ai donc soumis l’idée de réunir la société civile dans toutes ses représentations et de les confronter pour définir ce qu’il faudrait faire afin d’aller vers la vision MID. Je crois que les réformes qu’on devra engager pour aller vers un modèle de développement «soutenable» demandent que la société soit d’accord sur certaines choses. Mais si ces réformes sont faites de haut en bas, la société sera récalcitrante.
La plus grande difficulté à travers le monde c’est justement de tisser un lien entre les décisions politiques et les changements de mentalité. Quelle approche préconisez-vous pour arriver à franchir cette étape monumentale ?
C’est toute la complexité de la question. Lors des premiers ateliers, j’ai constaté qu’il existe une conscience partagée qu’il faut changer. Est-ce représentatif de l’ensemble de la société ? Je ne suis pas bien placé pour le savoir. Par contre, la difficulté pour tous les gouvernements et les systèmes politiques démocratiques, c’est de faire en sorte que les grandes évolutions soient comprises par l’opinion.
Un problème majeur de MID est le manque criant de résultats concrets. Existe-t-il la volonté politique requise pour transformer les beaux discours en action ?
Certes, lorsqu’il y a une décision à prendre dans la réalité de tous les jours, il est souvent plus facile de faire des choses qui sont en contradiction avec l’orientation générale de la stratégie défi nie auparavant. C’est aux intermédiaires de venir dire : attention, ce n’est pas compatible avec ce qu’on a décidé collectivement pour les dix années qui viennent. MID est un processus vivant qui est remis en question tous les jours par les conflits d’intérêt existant dans toutes les sociétés et les contradictions du modèle de développement actuel.
Ne faudrait-il pas établir une agence chargée de veiller à ce que les grandes décisions politiques et économiques se fassent dans le respect de MID ?
Le Premier ministre a souhaité voir la mise sur pied d’un comité stratégique pour MID présidé par José Hitié (NdlR : directeur du restaurant Varangue sur Morne) et qui réunira des représentants de la société civile. Ce comité aura comme mission de suivre la mise en application de ce qui aura été décidé dans le plan d’action. Il y aura donc deux comités : le MID steering committee (comité interministériel) et le comité stratégique où est représentée la société civile. Ils seront des outils d’accompagnement.
Les bailleurs de fonds étrangers jouent un rôle de plus en plus prépondérant dans le processus. Est-ce recommandé vu que chaque acteur semble avoir des priorités différentes ?
Ce qui m’a marqué le plus en arrivant ici, c’était la façon de fonctionner : on propose des projets et ensuite on va chercher des bailleurs pour les financer. Mais le processus tel qu’il est fait actuellement vise justement à faire en sorte que ce ne soit pas les consultants extérieurs qui arrivent, font de beaux rapports et repartent. Il est réalisé de façon à ce que les Mauriciens soient placés en son centre, notamment qu’ils apportent des propositions. Les bailleurs souhaitaient être présents parce qu’ils étaient intéressés de voir comment cela se passe. Pour qu’ils ne prennent pas la parole dans les débats, ils n’ont pas eu de places attitrées. Je ne veux pas qu’ils interviennent et ils n’ont pas à donner leur avis sur les orientations que le peuple mauricien veut se donner. Il ne faut toutefois pas oublier que les bailleurs, telle l’Agence française de développement (AFD), apportent de l’argent et qu’ils ont des soucis budgétaires. L’implication de l’AFD, qui se fait dans le cadre des relations bilatérales et de la relation d’amitié entre la France et Maurice, coûte de l’argent. Ma présence ici coûte de l’argent à l’Etat français. Le rôle de ces agences est d’accompagner les pays qui sont sur la voie du développement pour qu’ils ne passent pas par les étapes par lesquelles nous sommes passés et qui ne sont pas compatibles avec le développement durable.
C’est donc le gouvernement français qui paie votre salaire ?
Oui.
Êtes-vous en quelque sorte le remplaçant de Joël de Rosnay ?
Non.
Pourtant, il semble avoir pris ses distances avec MID depuis quelque temps…
J’ai pris le petit déjeuner avec lui il y a huit jours. Il suit de très près ce qui se passe.
Cela s’est passé à Maurice ou à Paris ?
A Paris. Il est très bien informé de tout ce qui se passe ici.
Est-ce qu’il a encore un rôle officiel au sein de MID ?
Oui, il est toujours conseiller spécial du Premier ministre. Après notre entretien, je sais qu’il a passé un message directement au Premier ministre. Je ne dirai donc pas qu’il se désintéresse de MID. Il a même fait une note très incisive sur les réseaux intelligents pour la distribution d’électricité.

La question de l’eau ne mériterait- elle pas d’avoir un groupe de travail spécialisé ?

La question de l’eau est primordiale, à Maurice plus particulièrement. Le sujet est traité dans un des groupes, notamment celui qui est consacré à la biodiversité et aux ressources naturelles. La question de la gestion et du recyclage des eaux usées sera abordée par le groupe qui planche sur la pollution, les déchets et la santé. L’eau est au coeur des discussions.
Une fois le plan d’action complété, êtes-vous certain que la volonté politique suivra ?

Je l’espère. Sinon à quoi cela aura-t-il servi d’avoir autant mobilisé l’intelligence collective ?

Tout le monde semble être d’accord sur le fait que MID est une vision progressiste mais force est de constater que le mode de développement actuel est aux antipodes de ce qui pourrait être qualifié de «soutenable». Ne serait-il pas très difficile de sortir de ce carcan même avec l’aide du plan d’action ?
Je pense que parmi les propositions qui ressortiront des groupes de travail, certaines devraient amener à reconsidérer quelques aspects du modèle de développement actuel.
Lesquels par exemple ?
Cela ne m’appartient pas de donner un avis.
Et rien ne vous a interpellé jusqu’ici ?
C’est vrai que les champs de canne diminuent à vue d’oeil et que sur les terrains sont érigées des constructions. En «artificialisant» les sols ainsi, on aura des problèmes d’eau supplémentaires. Mais ce qui me surprend le plus, c’est la dépendance en matière de sécurité alimentaire et énergétique : 20 % d’autosuffisance alimentaire et énergétique, c’est peu. Et les temps qui courent ne seront pas forcément des temps heureux parce qu’il y aura dans le monde une compétition pour l’accès aux ressources de toute nature. La volatilité des prix agricoles est un vrai sujet qui sera, de plus, douloureux pour tous ceux qui n’auront pas anticipé ces évolutions.
Idéalement donc, les groupes de travail feront des propositions pour aborder ces problématiques grandissantes ?
Une fois de plus, ce n’est pas à moi de le dire dans chaque groupe de travail, il y 50 personnes venant d’horizons différents, totalisant 300 personnes. J’imagine que ces sujets seront soulevés. La sécurité alimentaire, par exemple, est un sujet du Groupe II : Alimentation et agriculture et j’imagine qu’il y aura des propositions intéressantes.
Pour terminer, quel message avez-vous pour les Mauriciens ?
Je voudrais qu’ils soient très informés sur ce qui est en train de se passer. Je pense qu’il y a une faiblesse regrettable de ce côté-là. Si on veut faire évoluer la société, il faut qu’elle soit informée sur où on va et qu’elle puisse avoir son mot à dire. Ce qui se passe en ce moment ici est absolument remarquable, il faut que les Mauriciens en aient conscience et c’est là que les médias ont un rôle à jouer. Un site web MID (mid.gov.mu) sera ouvert demain []NdlR : samedi].
Entretien réalisé par Nicholas RAINER
Écrivez-nous/ Write to us: osmose@lexpress.mu

Source: L'Express

Wednesday, December 1, 2010

Remise en question du MID ?

Bonjour à tous,

Voici un article sur Joel de Rosnay qui pose des questions sur le MID.

Semaine prochaine je promet promet une petite surprise sur le recyclage...

Source: www.lexpress.mu

Maurice Ile Durable : Deux ans après, le Pr de Rosnay déplore le manque de volonté politique

Le conseiller spécial du Premier ministre en matière d’écologie, le Professeur Joël de Rosnay, constate un manque d’intérêt de la population pour ce concept. Il dénonce aussi les ministères qui ne jouent pas le jeu.

Le concept Maurice Ile Durable (MID) est-il finalement un slogan creux ? Nombreux étaient les scientifiques et les acteurs socio-économiques de l’île réunis à Réduit ce lundi 29 novembre pour un constat de l’évolution de ce projet et trouver réponse à cette question.

Lancé en grandes pompes en juillet 2008 par le ministre des Services publiques Abu Kasenally, le MID suscite beaucoup d’interrogations. Sommes-nous sur la bonne voie ? Comment allier développement et durabilité ? De l’aveu même du conseiller spécial du Premier ministre, le Pr Joël de Rosnay, Maurice avance timidement mais sûrement.

Mais pour les scientifiques locaux, plus pragmatiques, il y a eu une petite évolution mais aucune grande révolution comme attendue. Selon l’universitaire Khalil Elahee, les choses ne bougent pas assez vite.

Quant à Patrick Ng, président de l’association des architectes mauriciens, il n’y qu’à se promener dans nos principales villes pour un constat : les bâtiments ne sont nullement en harmonie avec le concept MID. De son coté, le Dr Arjoon Sudhoo de l’association des scientifiques, il y a une prise de conscience de la part des Mauriciens, mais sans plus.

Deux ans après, le bilan n’est guère réjouissant. Selon le Pr de Rosnay, le projet n’a suscité aucun intérêt auprès de la population. Les ministères ne jouent pas le jeu non plus, selon lui. Remuant le couteau dans la plaie, le Pr de Rosnay déplore l’absence dans le Budget 2011 de mesures en faveur du MID.



Tuesday, November 30, 2010

100 eme post !!

Bonjour à tous,

Voici une interview de Suren Erkman en provenance du site de Lexpress.mu.
J'en profite au passage pour dire que c'est mon 100 eme post.
Le temps file...mais Maurice saura t elle démarrer sa révolution écologique ?

Seul le temps nous le dira ...

Le directeur de l’Institut de politiques territoriales et d’environnement humain de l’Université de Lausanne lance des pistes pour que l’île durable prenne forme.

Les milieux insulaires en développement sont-ils des laboratoires de choix pour expérimenter de nouvelles pratiques économiques, industrielles et environnementales ?

Sans aucun doute ! La problématique globale est celle des milieux sous contraintes. Le système industriel comme type de système économique est soumis à des contraintes inédites, essentiellement environnementales. On ne peut pas indéfiniment effectuer des ponctions au niveau de la biosphère sans se soucier de l’impact de la logique productiviste. Les ressources limitées posent clairement les limites de ce que la biosphère peut supporter bien qu’elle soit résiliente. Le délai d’épuisement des ressources est prévisible.

Tous les milieux sous contraintes, comme les îles, préfigurent ce qui se passera à plus grande échelle. Les îles comme Maurice sont effectivement des laboratoires, notamment pour la problématique des transports ou encore le retour à une certaine forme d’autarcie. En plus, dans les milieux insulaires on voit vite les conséquences des actions non raisonnées.

Comme l’entassement des déchets ?

Dans mon groupe de recherche à l’Université de Lausanne, on travaille sur les vaisseaux spatiaux en vue d’une première mission habitée sur Mars. Les vaisseaux spatiaux sont un type d’île en ce sens que le système est sous très forte contrainte et interdit l’accumulation des déchets. De fait, il vise une utilisation optimale des ressources. Pour les îles, l’un des enjeux, comme sur les vaisseaux spatiaux, est d’aller vers un système de recyclage infiniment plus complexe et efficace que ce qui se fait aujourd’hui.

Que vous inspire la nouvelle mouture de Maurice île durable (MID) assortie de 4 E (éducation, emploi, énergie, environnement) ?

Ce projet me semble convenir tout à fait au contexte mauricien. Joël de Rosnay a raison de dire que «si Maurice peut le faire, le monde peut le faire » car, dans un système comme Maurice, on perçoit les contraintes et les limites avant les autres. En plus, le temps ne joue pas en notre faveur. C’est pourquoi il faut aller vite dans le sens du projet MID.

Vous êtes spécialiste de l’écologie industrielle. Comment peut-elle aider à l’émergence d’un nouveau «mindset» et de nouvelles pratiques chez les entrepreneurs ?

L’une des caractéristiques majeures est que ce n’est pas une approche théorique. Ce n’est pas un hasard si l’écologie industrielle a émergé dans le milieu des ingénieurs industriels frustrés que le développement durable reste au stade de belles paroles. L’écologie industrielle a donc des applications très concrètes dès le départ grâce à des modèles économiques viables et compatibles avec le fonctionnement de la biosphère.

Ainsi, le concept préconise la comptabilité des matières utilisées par les entreprises, l’optimisation des flux à l’échelle de l’entreprise et des réseaux d’entreprises. En outre, ce concept montre que les déchets des uns peuvent être la ressource des autres. Il y a là des opportunités. Dans la vision traditionnelle du système économique, c’est le politique qui prend les mesures, édicte des règlements, introduit des taxes, ce qui induit des coûts pour les entreprises. L’écologie industrielle mise sur l’attitude proactive des entrepreneurs qui ne doivent pas attendre que des lois soient introduites. L’écologie industrielle répondait à une attente des milieux économiques avant d’aller vers le milieu académique.

Lire l’intégralité de cet entretien dans le journal électronique.

Entretien réalisé par Gilles Ribouet


Friday, November 26, 2010

Le comback de De Rosnay


Bonjour à tous,

Un petit article en provenance de www.lexpress.mu
Qui à dit le come back de De Rosnay ?
En même temps, je suis sur qu'il doit agir dans l'ombre des médias. Et il a bien raison !

Rosnay plus que jamais contre le projet d’incinérateur





Maurice Ile Durable : Joël de Rosnay plus que jamais contre le projet d’incinérateur


















Avant sa conférence sur l’écologie industrielle, le professeur de Rosnay (à gh.), conseiller spécial du Premier ministre, se dit contre un projet d’incinérateur dans l’île. Encore une pierre dans le jardin du gouvernement.

« Réinventer l’entreprise vers une écologie industrielle ». Tel était le thème d’un forum des affaires, en matière d’écologie, dans le cadre du nouveau projet Maurice Ile Durable (MID) intitulé : MID 4E. Mais peu avant sa conférence, le Professeur Joël de Rosnay, qui rencontrait la presse, a clairement indiqué qu’un projet, tel que la construction d’un incinérateur, va à l’encontre de ce concept.

La conférence s’est tenue durant l’après-midi du jeudi 25 novembre, à l’hôtel Four Points by Sheraton, à Ebène. Elle était animée par le Pr Joël de Rosnay, conseiller spécial en développement durable au Bureau du Premier ministre. Le scientifique a expliqué que ce nouveau concept du MID a pour objectif de fournir des solutions, inspirées des toutes dernières technologies, en matière d’écologie pour Maurice. « Il s’agit, avant tout, d’un grand projet pilote pour le monde », affirme le Pr de Rosnay.

Le nouveau projet MID 4E, comme son nom l’indique, comporte quatre axes principaux : éducation, emploi, énergie et environnement. « Cette idée est certes issue du monde de la science-fiction mais nous avons quelques projets qui sont largement envisageables pour Maurice », souligne le Pr de Rosnay. Dans un premier temps, l’île Maurice peut puiser dans ses ressources naturelles pour produire sa propre énergie.

L’installation d’éoliennes à travers le pays est l’un des projets qui a été abordé, depuis plusieurs années. Toutefois, le Pr de Rosnay souhaite aller encore plus loin. En effet, selon lui, les éoliennes pourront bien être installées à la surface de la mer, allant même jusqu’à sous l’eau, communément appelées des hydroliennes. Celles placées à la surface de l’eau, grâce à un système d’équilibrage, sont capables de résister à tous les chocs.

Autre initiative envisagée dans le cadre du MID 4E et évoquée dans le budget 2011, le projet des éco-villages. Dans son discours du budget, le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, avait d’ailleurs annoncé le développement d’éco-villages à La Gaulette, Le Morne, Poudre D’Or, Trou-d’Eau-Douce, Pointe-aux-Piments, Souillac et Vieux-Grand-Port.

80% des ressources d’énergie à Maurice proviennent de l’extérieur. « A travers cette initiative, nous souhaitons, dans les années à venir, pouvoir produire notre propre source d’énergie », ajoute le Pr de Rosnay, qui se réfère au projet « Zero Carbon Project 2020 », en vigueur en Australie.

Pour le Pr de Rosnay, le monde de la science-fiction est plus qu’envisageable. « On parle souvent de mythe, mais je pense que nous pouvons y arriver si l’on commence maintenant », a-t-il conclu.


Que celui qui a dit : "Savon Vert Partisan l'express!" Sorte !

Greenement votre !


Greg

Thursday, August 19, 2010

Revue de Presse

Bonjour A tous,

Un petit article sur les energies renouvelables qui commence a prendre de l'ampleur a Maurice.

'Ces pauvres énergies renouvelables. Elles ont beau faire partie du «zeitgeist»,elles continuent de languir dans les limbes de l’indécision politique. La raison donnée est qu’elles sont trop dispendieuses. Notre cher Central Electricity Board (CEB) national n’a pas les moyens de s’offrir de l’énergie propre.

Mais la question qui mérite d’être posée est : trop chère par rapport à quoi ?

Eh oui, en l’absence de plus amples détails sur les contrats reliant l’Etat aux Independent Power Producers (IPP), il est quasiment impossible de mesurer la cherté des énergies renouvelables. On se retrouve donc dans une situation où on est supposé croire les autorités sur parole, ce qui n’est pas exactement propice à la probité.

Dans une interview accordée à «Osmose » en novembre de l’année dernière, Emil Unger d’Electrawinds, le plus grand producteur d’énergie verte en Belgique, avait confié que sa firme souhaitait mettre sur pied une ferme éolienne de 23MW couplée d’un générateur de biomasse de 18 MW. Cette technique innovatrice permettrait de compenser les aléas du vent avec la bagasse. Mais le plus étonnant dans ce projet, c’est le prix de l’électricité que générerait la ferme : environ Rs 5/kWh. Apparemment, c’était trop demander. «La réaction qu’on a eue,c’est que Rs 4 est un ‘feed-in tariff’ acceptable.

Le gouvernement n’a cependant pas encore publié de ‘feed-in tariff’ officiel», a expliqué Emil Unger.

Quand on se souvient qu’il était question, à un moment, que le prix de revient de l’électricité que produira (ou non) l’incinérateur de Gamma-Covanta s’élève à plus de Rs 5.30 et que le gouvernement a défendu ce projet bec et ongles (pas d’exercice d’appel d’offres), on est en droit de s’interroger sur les vrais critères utilisés par les autorités. Et, puisque les conditions liant l’Etat aux IPP font l’objet d’une sorte d’omerta institutionnalisée, on est tenté de penser que les décisions sur les «feed-in tariffs» sont prises de manière quelque peu arbitraire.

D’où l’importance d’un «feed-in tariff» officiel. Mais avant de nous aventurer en terrain inconnu, évaluons ce que nous savons déjà. L’électricité fabriquée par le CEB revient à environ Rs 3.57 par kWh.

De l’aveu d’Abu Kasenally au Parlement l’année dernière, l’électricité produite par les IPP est bien supérieure à Rs 3.57.

Pour sa part, le consultant danois retenu par le CEB pour élaborer un «grid code», Ea Energianalyse, avait chiffré le prix de rachat de l’électricité générée par les petits producteurs indépendants (moins de 50 kW) entre Rs 6 et Rs 20. Naturellement, l’énergie produite par de grands projets jouissant d’économies d’échelle serait significativement moins chère.

Il ne s’agit donc pas de clouer qui que ce soit au pilori, mais simplement de discréditer, une fois pour toutes, ce paradigme ô combien commode dictant que les énergies renouvelables sont trop chères pour être viables.

Au niveau international, cet argument commence déjà à s’étioler. L’édition de «The Guardian» d’hier a par exemple fait état d’un rapport surprenant publié récemment par Bloomberg New Energy Finance. Selon ce document, les gouvernements de la planète auraient subventionné les énergies fossiles à hauteur de $557 milliards en 2009 comparé à seulement £46 milliards pour les énergies renouvelables. Cette comparaison met en exergue tout l’infondé de la réputation dont jouit l’énergie propre selon laquelle elle n’est rien de plus qu’un trou à fric. Mais voilà, les énergies fossiles sont une composante tellement importante de l’économie mondiale qu’on est arrivé à se persuader qu’elles sont relativement bon marché. De plus, cet argument fallacieux fait le bonheur de ceux voulant justifi er l’impact néfaste des énergies sales sur la planète.

«Une des raisons pour lesquelles le secteur des énergies propres manque de fonds est que les investisseurs ‘mainstream’ pensent que les énergies renouvelables seront rentables seulement si elles jouissent d’une assistance gouvernementale directe. Mis à part le fait que l’énergie propre comporte bon nombre d’avantages, cette analyse démontre que les subventions directes pour les énergies fossiles sont dix fois supérieures à celles destinées aux énergies renouvelables », a expliqué le directeur général de Bloomberg New Energy Finance, Michael Liebreich, à «The Guardian».

Ce qui nous ramène à notre petit pays bien-aimé. Si les autorités veulent vraiment nous convaincre que les énergies renouvelables sont ruineuses, elles n’ont qu’à rendre publics les contrats les liant aux IPP et établir un «feed-in tariff » uniforme. Il est possible que la réalité soit très différente de la version officielle qu’on veut nous faire gober…'

Source Lexpress.mu

Friday, January 29, 2010

Maurice !

Hello a tous,

Voici un article sur le classement de Maurice en matière d’environnement. (je ne comprend pas non plus le titre…)

Mais en tout cas cela prouve que nous sommes sur la bonne voie !

J’ai dejeune avec Gordon et Hans de Alive2green… Beaucoup de choses a dire…

« Maurice a connu une spectaculaire promotion dans le classement du Environmental Performance Index développé par deux grandes universités américaines. Le pays passe de la 58e à la 6e place.

Maurice progresse de manière spectaculaire au classement mondial du Environmental Performance Index (EPI) développé par les universités de Yale et de Columbia aux Etats-Unis.

Le pays se classe 6e cette année alors qu’il était 58ème dans le dernier classement publié en 2008. Sur le site officiel consacré à ce classement, rien n’explique ni la progression extraordinaire du pays et encore moins ce qui lui vaut cette 6ème place flatteuse.

L’Islande, la Suisse et le Costa Rica sont aux premières loges de ce classement dont les premières places sont squattées par les pays scandinaves qui ont des politiques strictes en matière d’environnement.

Le Sierra Leone, la République du Centre Afrique et la Mauritanie, figurent parmi les mauvais élèves. Il existe une certaine corrélation entre le niveau de développement et du revenu par habitant et le respect des politiques environnementales.
Mais le fait que les Etats-Unis arrivent à la 61ème position, la Chine 121ème et Singapour 28ème suggère que la richesse n’est pas le seul critère. Il y a aussi la volonté politique.

L’Environmental Performance Index classe 163 pays selon 25 critères mesurables dans une dizaine de catégories de mesures environnementales. L’indice s’intéresse à deux aspects fondamentaux, l’environnement et la santé et la vitalité de l’écosystème.

Les chercheurs ont comparé ainsi, la qualité de l’air et son impact sur la santé public, au chapitre duquel, Maurice se classe sixième. Au niveau de la qualité de l’eau pour les humains, le pays arrive à la 42e place mais avec un score de 96 sur 100 points. Le pays est cinquième pour ce qui est de l’accès à l’eau potable.

Selon ce même critère, Madagascar est aux dernières places et l’Inde est 120e. Pour ce qui est de la qualité de l’eau et de son impact sur l’écosystème, par exemple la qualité de l’eau des rivières et des étangs, le pays est moins bien noté et arrive à la 57e position.

Paradoxalement, en dépit de ce qu’on entend sur les ondes des radios privées chaque jour, Maurice est l’un des pays où l’eau de manque pas. Le pays est en sixième position en terme de « water scarcity index ». Les pays arabes tels que le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Bahrain et les Emirtas sont en queue de peloton.

Dans la même veine, Maurice est quatrième concernant les pays les moins « stressés » en terme de manque d’eau. Dans des pays comme le Yémen, la Syrie, Israël et l’Afrique du Sud, le manque d’eau est un véritable problème.

Une des explications est que l’indice se réfère à la pluviométrie, qui à Maurice est plus que suffisante pour assurer les besoins du pays. Quand on ne sait pas que la majorité de l’eu de pluie se perd dans la mer et que 40% de l’eau captée se perd dans les « fuites » du réseau de distribution.

Pour ce qui est de l’impact de la qualité de l’air sur l’écosystème, Maurice est nettement moins bien noté et figure seulement à la 102e place avec 43 points seulement. Maurice fait également moins bonne figure pour ce qui est de la qualité de l’habitat naturel et de la biodiversité et arrive à la 108e place.

Paradoxalement, Maurice est deuxième pour ce qui est de la pêche, alors que les pêcheurs se plaignent de la pollution marine et de la diminution des prises tandis que les plongeurs aguerris tirent la sonnette d’alarme sur l’appauvrissement des récifs.

Maurice est à la 5e place pour ce qui est de la qualité de l’air à l’intérieur des maisons. Maurice est plutôt bien noté pour ce qui est de l’accès aux soins de santé.

A Maurice, la couche d’ozone n’est pas un problème, le pays est au contraire excédentaire en ozone, et le pays se classe troisième. Maurice est deuxième en ce qu’il s’agit des subventions agricoles.

Pour ce qui est de l’émission de gaz à effet de serre Maurice est 42e par rapport à sa population. »

Source : L’express du jour Vendredi 29 Janvier 2010.

A ce soir !

Edit : Nicholas Rainer dans sa préface du dernier OSMOSE annonce la couleur concernant ce classement.

Gregory Martin

Tuesday, November 24, 2009

Osmose du 24 Novembre 2009 de Lexpress par Nicholas Rainer



Rebonjour à tous,

Le dernier supplément "Green" de L'express est en ligne.

Vous pourrez le retrouver dans le Journal du jour, sur le site de lexpress qui est www.lexpress.mu
ou alors en cliquant sur la photo-ci dessus.

J'ai en version PDF les anciens numéros. Si vous les voulez, un petit email de flatterie sur le blog suffira.

Dans cette version d'Osmose, on peut retrouver un Nicholas assez sec et franc.
Il parle du Budget annoncé par le gouvernement et établit une critique constructive à travers la mise en place d'un système de notation.

Mais dans son Editorial nous pouvons sentir sa déception face à une hypocrisie ambiante.
En effet, nous parlons d'une implication gouvernementale à travers différents budgets alloués par exemples à la plantation d'arbres endémiques, ou de réhabilitation des côtes qui connaissent une érosion galopante; mais derrière les iles tel que l'ile au Bénitier, l'ile d'Ambre et l'ile Plate voient littérallement débarquer des Bulldozers venu faire de la place pour des projets hoteliers 5 stars.
Ces projets annoncent certes avoir recu un éco-Label, mais nous savons tous qu'à Maurice il est impossible de trouver un expert ou une compagnie spécialisé dans l'environnement.
Certes SGS propose des missions d'audit et d'accompagnement, mais qu'en est il de la mise en application ?

Lorsque l'on voit que la MCB cherche inexorablement une entreprise capable de l'aider à répondre à leur engagement écologique pour leur nouveau batiment à Ebene, nous pouvons qu'imaginer le pire pour ces iles ...

Et c'est ce que Nicholas avance dans son espace qui est décidément trop court ...

Promis demain je viens avec des idées, des solutions; car il est facile de critiquer...

Greenement votre !

Monday, July 20, 2009

Osmose By Lexpress


Bonjour a tous !
La journee demarre sous les nuages dans le nord, mais l'article OSMOSE de LEXPRESS est un veritable petit rayon de soleil pour cette ile.

Je ne connaissais pas ce supplement de Lexpress, et je dois dire qu'il est bien ecrit.
Dans sa preface, Nicholas Rainer, parle de l'Asie, notamment de la Coree du Japon et de la Chine.

Ayant eu la chance de voyager dans ces deux derniers pays, je vais juste ajouter quelques lignes.
Le Japon, longtemps considere comme une usine polluee a totalement change son image. Aujourd'hui les rues de Tokyo sont parmis les plus propre du monde. Exit les usines et le nuage de pollution constant.
Il est meme interdit de fumer hors des carrees de 1m50 par 1m50 dans la rue.
Un simple carre trace a meme le sol avec de la peinture est une zone "fumeur". Attention au contrevenant.

Ne parlons pas des voitures Hybrides.
Un monde totalement different.

Concernant la Chine, a vrai dire c'est tres pollue, le pays se developpe considerablement et il est difficile de mettre en place une politique de preservation de l'environnement.

Shanghai est tres pollue avec un nuage de pollution qui plane au dessus de notre tete.

Mais le gouvernement Chinois a deja commence a prendre les devant en instaurant certaines lois.

Par exemple en 1 an ils ont reussi a interdire la distribution de sac platique, planter des millions d'arbres pour combattre la pollution dans certains regions ou villes (cf Pekin) et on commence a entendre parler des premieres eco-villes.

Avec un regime politique dur, il est plus facile de faire passer des lois et de faire en sortes que celles ci soient respectees.
Neanmoins, ayant frequentes les usines de productions de meubles, je peux vous assurer que nous sommes loin d'une planete verte ...
Nos bureaux se trouvent juste devant un garage, et j'ai vu aujourd'hui partir un camion remplis de Batterie. Je me demande quel est le futur a Maurice de ces objets extrement polluant...

Je poserai la question demain au garagiste.

Pour lire le supplement et Lexpress du jour en PDF :

Bonne Soiree !